Comme à son habitude, le milieu des Bleus et de City s’est exprimé avec un franc-parler qui lui est propre suite à la victoire sur les Diables rouges, lundi, à Saint-Denis.
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Rayan Cherki, c’est ce que l’on appelle un bon client. À l’image de son entrée tonitruante lundi, contre la Belgique (4-1), au Stade de France, le joueur de Manchester City n’a pas plus froid aux yeux devant les micros que sur le terrain. C’est frais, c’est clair, c’est Cherki. «Je marque le but du 2-1, ça délivre tout le monde, moi le premier, a-t-il commenté, sur TF1. On parle de mes dribbles et mes passes, mais aujourd’hui, je suis dans un registre qui me force à faire des matches complets et propres. Les vrais connaisseurs de football le comprennent. Ceux qui pensent autrement ne comprennent pas les choses», a-t-il encore asséné, lui qui a joué dans le trio du milieu lors de ce stage.
Tout nouveau, tout beau ? «Pendant ce rassemblement, j’ai appris à jouer à un nouveau poste. C’est un style différent. C’est un poste que j’apprends et que j’aime. Au fil du temps avec le coach, ce sera plus simple. Je prendrai plus mes responsabilités», a-t-il soufflé, lui qui jouait en doublure de Michael Olise au poste de meneur de jeu lors de la Coupe du monde, sous Didier Deschamps.
Pour Rayan Cherki, c’est super compliqué de ne pas prendre de risque.
Rayan Cherki
Zinédine Zidane ? «C’est kiffant, on a tous une relation extraordinaire avec lui, a-t-il indiqué. Il a pris tous les joueurs de la même manière, il discute avec tout le monde. Il nous inculque des fondamentaux importants, d’avoir le ballon. J’ai discuté avec David Bettoni (son adjoint), je lui ai dit que j’étais frustré après mes deux premiers matches car je n’ai pris assez de risques. Pour Rayan Cherki, c’est super compliqué de ne pas prendre de risque. Ça m’a beaucoup travaillé. Je lui ai dit que je prendrai plus de risques ce soir, parce que c’était le dernier match, que je devais montrer ce que j’ai sous le pied». On a vu. Un but et une passe décisive pour Cherki, remplaçant, comme Michael Olise.
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La relation entre les deux joueurs a d’ailleurs récemment été commentée ici et là. Or, sur le terrain, on n’a vu que deux garçons qui ont retourné le match. A priori, tout roule entre eux. «Contrairement à ce que certains peuvent dire…», a ironisé Cherki, qui va «commencer à plus réagir parce que tout ce qui se dit dans la presse concernant tous les joueurs, il ne faut pas écouter. On a vraiment une cohésion de groupe extraordinaire. Ça, forcément, vous ne le voyez pas, parce que c’est en privé, entre nous. Mais j’ai rarement connu un groupe qui vit aussi bien. Du premier au dernier joueur, du premier au dernier membre du staff, franchement, c’est kiffant. Ça se ressent sur le terrain».
Plaisir partagé
Et d’ajouter : «Quand on est rentrés, Michael et moi, on avait à cœur de prendre nos responsabilités. Quand on est dans un jour comme ça, on ne peut que se faire plaisir». Plaisir partagé par tous au Stade de France. «Nous sommes tous des joueurs qui aiment avoir la balle, courir avec le ballon. Plus on a de joueurs qui savent jouer dans de petits périmètres, renverser, lire les situations, plus ce sera simple». Un bonheur sur le terrain et en dehors.
