La première victoire de la saison de Verstappen, la folle remontée d’Hamilton mais aussi le début de course ubuesque en Malaisie… retrouvez ce qui a retenu l’attention du Figaro à l’issue du Grand Prix de Bahreïn.

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TOPS

Verstappen évite la saison blanche

L’objectif était affiché, sauver sa saison avec «au moins une victoire». Objectif rempli pour «Mad max», vainqueur après le chaos du Grand Prix de Bahreïn, disputé ce dimanche en Malaisie. Parti en pole position, le Néerlandais a d’abord été devancé après un envol raté avant de reprendre les commandes, malin après une relance manquée de Kimi Antonelli au 13e tour. Il n’y avait plus qu’à filer, et le pilote Red Bull s’en est donné à cœur joie, lui qui a tant été habitué à enquiller les tours à l’avant, seul au monde. À peine perturbé par la voiture de sécurité dans le final, le Néerlandais a résisté jusqu’au bout à la Mercedes du leader du championnat du monde pour éviter la saison blanche. À l’aise sur le tracé spectaculaire de Sepang, le Néerlandais a retrouvé le succès là où il avait été le dernier à s’imposer, en 2017. Depuis, il n’a plus jamais connu de saison blanche, et a surtout compilé 70 victoires de plus et quatre titres de champion du monde.

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Hamilton signe une remontée miraculeuse

Immobilisé dans le tour de formation, après un début de course déjà chaotique, Lewis Hamilton imaginait alors un nouveau week-end en enfer pour la Scuderia Ferrari, dont le logiciel était semble-t-il plus perturbé que d’autres par la pluie. Rien ne s’est arrangé après le départ, Sir Lewis se retrouve en fond de classe alors qu’il avait signé la 2e place en qualifications la veille. Relégué au 18e rang, à 1’45’’ de la tête de course, le Britannique a finalement fait sa course, conservant astucieusement ses pneus tendres pour construire sa remontée, avalant sans ciller les adversaires jusqu’à se retrouver à portée du podium après l’abandon de George Russell (voir ci-dessous). Ne restait plus qu’à effacer Isack Hadjar, impuissant dans les quatre derniers tours et finalement 5e, derrière l’autre Ferrari de Charles Leclerc (4e). «Je me voyais à une minute sur les écrans, je pensais que la course était terminée», a admis le pilote Ferrari à l’arrivée, encore sous le choc de sa remontada.

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Alonso de retour dans les points

Prolongé par Aston Martin à 45 ans révolus, Fernando Alonso a prouvé à son employeur qu’il en avait encore sous le capot. Malgré une monoplace clairement mal née, le pilote ibérique continue de faire des petits miracles et a fêté sa récente prolongation avec les points de la 8e place après une course maîtrisée. Sa première course bonifiée depuis la 9e place de Zandvoort fin août.

FLOPS

Des mauvais choix et une course anonyme pour Alpine

Une semaine après le psychodrame de Bakou, où Franco Colapinto avait fait voler en éclats une double arrivée dans les points, Alpine était attendu au rebond. C’est raté. Après un départ gâché par un choix de pneus tendres qui aura fait du tort à Pierre Gasly, parti à la faute dès le tour de formation, les deux Alpine se sont retrouvées en fond de course sans jamais en sortir. À l’arrivée, Colapinto (13e) et Gasly (16e) n’auront jamais fait leur retard, tandis que l’écart se creuse avec Racing Bulls au classement des constructeurs.

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Russell, la scoumoune perdure

Solidement installé sur le podium, George Russell a tout perdu à cinq tours de l’arrivée, victime d’un souci technique et contraint à subir un troisième abandon cette saison. Une semaine après l’embellie de Bakou, où il avait été intouchable tout le week-end, le Britannique est de nouveau retombé dans cette malchance qui escorte son côté du garage depuis le début de saison. Et malgré un envol réussi ce dimanche, il est vite rentré dans le rang, donnant le sentiment qu’il évoluait un ton en dessous de Verstappen et Antonelli, qui porte son avance à 84 points au championnat du monde.

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Un début de course chaotique

Il était écrit que ce Grand Prix de Bahreïn, annulé en début d’année en raison du conflit au Moyen-Orient et reprogrammé en Malaisie, à 600 km de là six mois plus tard, devait être chaotique jusqu’au bout. Un temps retardé en raison des fortes pluies à Sepang, le début de course a été à nouveau retardé, une grosse demi-heure plus tard à l’issue d’un drapeau rouge pendant le tour de formation, où Lewis Hamilton semblait complètement à l’arrêt en raison d’un souci de logiciel. Un début de course ubuesque où tout le monde semblait subir la situation, perdu dans les affres d’une réglementation toujours plus illisible et avec une impréparation manifeste de ces nouvelles monoplaces à d’éventuelles conditions climatiques compliquées.