La nouvelle démonstration de Verstappen, les bons comptes d’Antonelli, l’impuissance d’Hamilton… retrouvez les tops et les flops de la nuit singapourienne.

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TOPS

Verstappen complète sa collection

Passé la satisfaction d’une première victoire cette saison, Max Verstappen s’avançait à Singapour avec un objectif clair : enfin s’y imposer. C’est désormais chose faite, avec une première victoire en carrière sur le tracé de Marina Bay ce dimanche. Parmi les rares anomalies de la carrière de «Mad Max», la nuit singapourienne est désormais inscrite au palmarès du quadruple champion du monde, vainqueur d’une 73e course sur un 27e circuit différent. Et le Néerlandais l’a fait avec la manière, avec un week-end parfait, vainqueur du sprint la veille et auteur de sa 50e pole position dans la foulée. Il n’a pas perdu la main le dimanche, s’envolant à l’avant après un départ cafouilleux mais réussi, sur un tracé où il est plus important qu’ailleurs de partir premier. À l’arrivée, une deuxième victoire d’affilée et une progression au quatrième rang au championnat du monde, où il revient sur les talons de Lewis Hamilton.

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Antonelli grappille encore

Kimi Antonelli n’a jamais été aussi proche. Quatrième sur la grille, le pilote Mercedes a patiemment attendu son heure, malin derrière la bataille Norris-Hamilton pour la 3e place, pour sauter sur l’occasion et s’offrir un 14e podium cette saison. Quand il ne peut pas gagner, ce qui semble désormais difficile avec des améliorations qui n’en sont pas vraiment sur sa Mercedes, l’Italien met un point d’honneur à maximiser son capital. Même en jouant régulièrement, avec les limites de la piste, peu inquiété par des commissaires plutôt magnanimes. Mais son efficacité est incontestable, avec 15 nouveaux points dans la besace pour porter son avance au-delà des 100 points au championnat du monde. Dans deux semaines à Austin, il aura même droit à sa première balle de match.

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Russell et Hadjar, la belle remontée

C’était l’une des curiosités de la course. Les départs en fond de grille de George Russell (19e) et Isack Hadjar (des stands), pénalisés pour des changements sur leur unité moteur. Mieux outillés que le reste de la concurrence à l’arrière, les deux pilotes ont réussi à remonter le pack, ce qui n’est pas toujours facile à Singapour, pour arriver jusque dans les points (Russell 9e, Hadjar 10e), le Francilien même son compatriote Pierre Gasly (Alpine) pour le point de la 10e place dans les derniers tours. Et au vu de son sourire pas toujours de circonstance, le pilote Red Bull semblait s’être bien amusé.

FLOPS

Hamilton victime de ses pneus

La mine des mauvais jours pour Sir Lewis. Troisième sur la grille et longtemps en course pour le podium, Lewis Hamilton a tout perdu dans les dix derniers tours. Victime de l’usure de ses pneus tendres, chaussés à l’évidence un peu tôt, le grand gestionnaire de gommes a acté son impuissance, devancé sans presque résister par Antonelli, Norris et enfin Piastri dans le final. À l’arrivée, une 6e place et un recul un peu plus net encore au championnat du monde, où ses maigres espoirs sont désormais bien entamés.

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Stroll encore à l’abandon

Une semaine après avoir retrouvé les joies d’une course allée à son terme et la bataille pour le top 10, Lance Stroll est retombé dans ses travers. Ou plutôt de ceux de son écurie, où son Aston Martin définitivement mal née a conduit à un nouvel abandon, le 11e (!) en 16 courses cette saison (un non-départ en Australie). Prolongé par l’écurie britannique et surtout par son père pour la saison à venir, le Canadien connaît une saison absolument cauchemardesque, lui qui partage le triste sort des pilotes Cadillac (Perez et Bottas) avec 0 point au compteur.

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Une course soporifique

Au lendemain d’une course sprint mouvementée et parfois chaotique, où les conditions météo ont favorisé la bataille, la nuit singapourienne a accouché d’une souris ce dimanche. Très peu de dépassements et donc de spectacle, ce dont Singapour n’a pas toujours été coutumier, et une tendance confirmée : à Marina Bay, la course se joue plutôt le samedi.