Leader du championnat, Kimi Antonelli, seulement cinquième en Azerbaïdjan, veut «rétablir la hiérarchie» ce week-end en Malaisie face à son coéquipier et rival chez Mercedes, George Russell.

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Soixante-six longueurs séparent le prodige italien de 20 ans (302 points) de son aîné britannique qui en a 28 (236 points), alors que se joue de vendredi à dimanche la 16e manche de la saison qui pourrait en compter 23 en fonction de la situation militaire et sécuritaire dans le Golfe.

Le GP de Bahreïn en avril avait été annulé avant d'être «délocalisé» ce week-end en Malaisie. Celui d'Arabie saoudite avait été supprimé et ceux du Qatar et d'Abou Dhabi en décembre sont menacés.

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Pour Antonelli, dont c'est la deuxième saison dans la discipline reine du sport auto, le Grand Prix dans les rues de Bakou samedi fut «le pire» de l'année, alors qu'il était parti 16e sur la grille et avait fini cinquième.

«Il a toujours été mon rival»

Le jeune Italien, qui fait preuve d'une grande maîtrise derrière le volant et devant les médias, a ainsi promis en conférence de presse de «rétablir la hiérarchie» avec Russell à l'occasion de ce «Grand Prix de Bahreïn en Malaisie», à Sepang, dans la grande banlieue industrielle de Kuala Lumpur.

«Il a toujours été mon rival», a lâché dans un sourire le natif de Bologne à propos du Britannique, qui a renoué avec la victoire en Azerbaïdjan.

Le directeur de Mercedes F1, l’homme d’affaires autrichien Toto Wolff, qui l’a conduite au triomphe avec le Britannique Lewis Hamilton, a lui une autre considération: éviter toute rivalité néfaste entre ses deux champions.

«Bien sûr, il (Russell) a réduit l’écart avec Kimi (Antonelli): ça veut dire que nous devons examiner soigneusement les décisions à prendre en course et la manière de gérer les voitures afin d’être certains que les deux auront les mêmes chances», a prudemment expliqué Wolff.