La course parfaite de Lando Norris, le tempérament de Lewis Hamilton, la sortie de route de Max Verstappen... les tops et les flops du dernier Grand Prix des Pays-Bas.
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TOPS
Norris confirme son retour au premier plan
«Un pilotage de champion» et une deuxième victoire d’affilée pour Lando Norris. Déjà vainqueur à Budapest avant le repos estival, le champion du monde a remis ça à la rentrée, en s’imposant ce dimanche pour le dernier Grand Prix des Pays-Bas. Un succès avec la manière, patiemment construit et acté par un double dépassement sur Antonelli et Hamilton à 15 tours de l’arrivée avant de finir tout en maîtrise. «La bataille continue», promet le Britannique, qui continue de grappiller au championnat du monde sur lequel il faudra évidemment compter jusqu’au bout. En position de chassé l’an dernier, Norris endosse désormais le rôle du chasseur.
Antonelli limite les dégâts
Un envol parfait, un manque de fiabilité et une position de chasseur impuissant, Kimi Antonelli a connu un dimanche pour le moins inhabituel à Zandvoort. Propulsé en tête au restart, au prix d’un départ réussi, par exactement sa spécialité, l’Italien n’avait pas les armes pour résister au supersonique Norris et s’en tire finalement à bon compte avec cette deuxième place, validée par un échange de places avec son coéquipier George Russell. 18 points bienvenus pour le leader du championnat du monde, qui sera pénalisé sur la grille dans deux semaines, chez lui en Italie.
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Hamilton (très) offensif
Un tour de plus - et peut-être une «VSC» en moins - et Lewis Hamilton aura signé un nouveau podium avec Ferrari. Mais le Britannique aura échoué dans les échappements de Russell. Un résultat presque mal payé pour le septuple champion du monde, résolument offensif au bord de la mer du Nord ce dimanche. Un temps en tête au jeu des arrêts, le pilote Ferrari aura joué avec les limites, celles de ses pneumatiques mais aussi de sa radio, où il aura régulièrement pesté sur la stratégie, s’estimant un temps «le dindon de la farce». Le résultat d’une course parfois illisible et certainement «frustrante» pour les pilotes, comme l’a remarqué son patron Fred Vasseur.
Lawson et Tsunoda, fringants remplaçants
Remplaçant au pied levé d’Isack Hadjar, forfait là où il avait signé l’an passé son seul podium en carrière, Liam Lawson retrouvait Red Bull et aura signé une belle 7e place, pleine de maîtrise pour défendre sa position et inscrire les seuls points de l’écurie autrichienne, rapidement orpheline de Max Verstappen ce dimanche. Chez la petite sœur de Racing Bulls, le retour temporaire de Yuki Tsunoda a failli déboucher sur un point. Déclassé en fin de saison dernière, le Japonais a été fidèle à sa réputation, offensif en piste, mais aura échoué juste derrière Pierre Gasly pour le point de la 10e place. Mais il aura fini devant Arvid Lindblad, qui a pris sa place chez RB cette saison.
FLOPS
Verstappen, une «der» en enfer
Pour la première fois hors du top 3 sur la grille chez lui à Zandvoort, Max Verstappen n’en était pas moins «excité» de batailler une dernière fois devant son public, alors que le GP des Pays-Bas ne sera plus au programme à compter de l’an prochain. Mais la bataille n’aura duré qu’un petit tour. Sur une piste encore (très) légèrement mouillée, le quadruple champion du monde est parti à la faute, heurtant violemment le mur dans la dernière ligne droite. Un deuxième abandon dans le premier tour après... Monaco, son domicile à l’année, confirmant la scoumoune de «Mad Max» à la maison et plus particulièrement cette saison (4e abandon).
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Piastri n’est plus invité
Le contraste est saisissant. D’un côté, un Norris retrouvé, avec deux victoires d’affilée, de l’autre, un Piastri absent du combat à l’avant. Comme si la monoplace papaye ne fonctionnait que d’un côté du garage McLaren. Sans rythme face aux Mercedes et Ferrari, l’Australien termine à la 6e place, décroché derrière tous ceux qui jouaient le podium. Encore une fois. Après l’éclaircie de fin mars, le vice-champion du monde semble définitivement rentrer dans le rang.
