Dans un entretien avec le Guardian, l’ancien patron revient sur ce départ douloureux, les tensions internes et les raisons qui, selon lui, ont précipité sa chute de chez Red Bull.

Passer la publicité Passer la publicité

Pourquoi Christian Horner a-t-il vraiment été évincé de l’écurie britannique Red Bull ? Dans un entretien accordé au Guardian, l’ancien patron de l’écurie autrichienne revient sur son licenciement en juillet 2025, les tensions internes et les accusations ont vraiment pesé lors de ses derniers mois aux commandes de l’écurie. «Cela m’a paru particulièrement brutal et triste de terminer ainsi», confie-t-il au média britannique. «Ça a été douloureux. Très douloureux.» Il explique aussi n’avoir réellement assimilé son départ «qu’un mois plus tard», alors qu’il traversait une période familiale dramatique, après le décès de la mère de sa fille.

«Il y avait trop de pouvoir concentré entre mes mains»

Tout de suite remplacé par Laurent Mekies. Pour Christian Horner, son éviction n’est pas due aux résultats sportifs de l’écurie sous sa gestion. L’ancien patron de Red Bull estime que son influence au sein de l’écurie a fini par poser problème. «Je pense qu’on estimait qu’il y avait trop de pouvoir concentré entre mes mains. Mais on ne m’a pas vraiment donné de raison», regrette-t-il. Interrogé sur le rôle de Jos Verstappen, avec qui ses relations s’étaient dégradées, il se montre laconique : «Il n’y a rien à dire.»

Cette crise de gouvernance s’est déroulée sur fond de recul sportif. Après plusieurs années de domination, Red Bull a perdu le titre constructeur en 2024 au profit de McLaren. Les tensions autour de Max Verstappen et de son entourage ont également alimenté les spéculations sur l’avenir de directeur sportif. Mais le Britannique distingue clairement son départ de l’enquête interne ouverte en 2024 après les accusations de harcèlement sexuel d’une employée. Blanchi à l’issue de la procédure. «Cette fois-ci, l’accent était davantage mis sur mes performances et mon avenir.»

Au-delà des conflits au sein de l’équipe, Horner reconnaît que ces dernières années l’ont profondément éprouvé. «On se sent soudain pris de vertiges, conscient de sa respiration, et on se dit qu’il se passe quelque chose d’étrange», éclaire-t-il. Après des examens n’ayant révélé aucune anomalie physique, un médecin lui aurait expliqué : «Nous pensons que vous souffrez d’anxiété. Votre respiration est très superficielle.» Lui, en tire une seule conclusion. «C’était mon corps qui me disait que je poussais un peu trop fort.»

Un retour en Formule 1… sous conditions

Malgré son amertume, Christian Horner n’exclut pas de retrouver la Formule 1. Alors que son nom circule notamment chez Ferrari, l’ancien pilote de course a tenu à clarifier ses déclarations sur la Scuderia, qu’il avait qualifiée de «rêve» . «Ferrari est la plus grande marque de la F1. C’est l’équipe la plus historique», maintient-il, tout en assurant que ses propos ont été sortis de leur contexte.

Reste cependant un regret majeur : ne pas avoir vu le moteur développé en interne par Red Bull triompher après des années de travail. «J’ai ressenti une blessure et une injustice particulières de ne pas avoir eu l’occasion de voir ce moteur gagner», confie-t-il. Bien qu’il n’exclue pas un retour dans le paddock, il entend bien attendre une offre à la hauteur de ses conditions pour revenir sur le devant de la scène.