La nouvelle victoire de Kimi Antonelli, les déboires de Lewis Hamilton et Carlos Sainz… Retrouvez ce qui a retenu l’attention du Figaro après cette première au «Madring».

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TOPS

Antonelli, une nouvelle manière de gagner

Le voir s’imposer un dimanche devient une évidence, puisqu’il a gagné plus d’un dimanche sur deux, mais Kimi Antonelli l’a fait dans un autre registre ce dimanche, où il est devenu le premier vainqueur de l’histoire sur le «Madring». Une victoire en opportuniste, lui l’insatiable attaquant qui aura encore joué avec les limites de la piste, sur un nouveau tracé où c’est plutôt déconseillé, mais une nouvelle victoire, après avoir hérité sans combattre de la tête de course à dix tours du terme. À l’arrivée, une 8e victoire cette saison, une de plus en carrière que George Russell, et 81 points d’avance sur son coéquipier britannique. Le rapport de force est toujours plus limpide.

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Norris n’abdique pas

En position de force au départ et même ensuite, après s’être extirpé d’un potentiel chaos, Lando Norris, en pole position après un tour de rêve samedi, a fini troisième à l’arrivée. Mais cette pole non convertie ne doit rien à son pilotage, plutôt à un concours de circonstances. Empêché de passer au puits comme les autres prétendants au moment de la «VSC» causée par les déboires d’Hamilton (voir ci-dessous), le Britannique a vu la victoire s’envoler malgré lui. «La victoire nous était promise mais la chance n’était pas de notre côté», a commenté le pilote McLaren après un podium acquis de haute lutte, à force d’enquiller les meilleurs tours en piste et de revenir sur Max Verstappen (Red Bull), qui aurait sûrement perdu sa 2e place avec un ou deux tours de plus. Le champion du monde en titre est bien resté dans sa course et prouve qu’il est de retour au premier plan en cette fin de saison, et que son retour en forme n’est pas qu’un tube de l’été. S’il demeure loin d’Antonelli, à plus de 100 unités, il faudra toutefois compter sur lui pour jouer un rôle dans cette fin de saison.

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FLOPS

Hamilton, premier abandon de la saison

Triste première pour Sir Lewis à Madrid. Victime de ses freins, trop longs à répondre, le Britannique a été contraint à l’abandon en tout début de course, son premier de la saison, pour ses débuts dans la capitale espagnole. Au lendemain d’un samedi où il avait visité le mur du Madring, Sir Lewis a connu un début de course mouvementé et un accrochage évité avec Verstappen, le septuple champion du monde a vite abandonné tout espoir, au regard du temps de réponse de ses freins, devenus incontrôlables. Un nouveau week-end compliqué pour le pilote chez Ferrari, où la scoumoune accompagne tour à tour chacun des pilotes, parfois les deux. Une bien mauvaise opération au classement des pilotes, où Kimi Antonelli s’envole inexorablement.

Piastri toujours en retrait

Pendant que son coéquipier Norris s’éclate avec une McLaren retrouvée et bataille avec les premiers rôles, Oscar Piastri semble cantonner à jouer les seconds rôles. Un temps gêné par son aileron avant mais surtout incapable de rejoindre la tête de course, condamné à batailler avec des jeunes seconds couteaux tels que Liam Lawson, Arvid Lindblad et Franco Colapinto, l’Australien a signé une nouvelle arrivée anonyme dans les points (8e), à l’image finalement de son classement général (7e).

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Une course soporifique

Les experts s’accordaient sur une chose : après le grand spectacle de samedi en «qualifs», une bataille stratégique attendait les 22 acteurs sur le tracé redouté du «Madring». Autrement dit, une longue procession dominicale était prévue à l’heure de la sieste, où les écarts et les dépassements auraient été jugés depuis la murette des stands. Et la procession a eu lieu, sur l’étroit et «dangereux» tracé madrilène où il s’avère si difficile de doubler. Seul point positif, la réputation de «massacreur de caisses» de «l’anneau fou» (traduction littérale opportune de «Madring») ne s’est pas vérifiée, en tout cas ce dimanche.

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Sainz, un dimanche maison à oublier

En grande difficulté cette saison chez Williams, lui qui n’a plus visité les points depuis fin mai à Montréal, Carlos Sainz attendait beaucoup de son premier grand prix à la maison. Mais le Madrilène de naissance s’est illustré de la pire des manières, pénalisé pour un accrochage musclé avec l’autre Espagnol de la grille, Fernando Alonso, avant d’être à nouveau sanctionné pour avoir trop joué avec les limites de la piste, avant de conclure son dimanche maison par un troisième abandon cette saison. Un nouveau week-end à oublier pour le «Smooth operator».