La remontada de Kimi Antonelli à Monza, les bons points de Verstappen et Norris et les déboires de Leclerc et Ferrari... retrouvez les tops et les flops du Grand Prix d’Italie ce dimanche.

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TOPS

Antonelli épate la galerie

Déjà vainqueur à six reprises cette saison, Kimi Antonelli a signé dimanche, au prix d’une folle remontée, sa «plus belle victoire en carrière». Pour plusieurs raisons, déjà parce que c’est sa première à la maison, où le goût de la victoire est toujours plus savoureux qu’ailleurs, mais aussi et surtout parce que le pilote Mercedes est parti 19e, la faute à une pénalité pour avoir changé de moteur. Une remontée dingue, méthodique et métronomique, qui a permis au pilote transalpin de finir par se jouer de son coéquipier et rival George Russell dans le final. Une nouvelle victoire de patron pour celui qui ne fait décidément pas son âge, là-haut en tête du championnat du monde. Premier italien à s’imposer à Monza, pour sa deuxième apparition seulement, le prodige de Mercedes s’affiche toujours plus comme le messie des tifosi, en liesse ce dimanche.

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Verstappen s’offre un nouveau podium

Deux semaines après son abandon précoce et violent à la maison, Max Verstappen a connu un bien meilleur dimanche en Lombardie. Vainqueur à Monza l’an passé, le Néerlandais a signé un quatrième podium en cinq ans dans le «temple de la vitesse», où il a tiré le meilleur d’une Red Bull qu’on attendait en retrait. Brièvement en tête puis en embuscade derrière les Mercedes, le quadruple champion du monde a fini par se concentrer sur sa course, défendant avec application sa troisième place devant les McLaren. Une copie réussie avec les moyens du bord puisque les Mercedes étaient intouchables, et «Mad Max» l’avait bien compris à l’arrivée, où il a chaleureusement félicité le vainqueur du jour.

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«Retour à la réalité» pour Alpine mais double arrivée dans les points

Poleman surprise après sa qualification supersonique de la veille, Pierre Gasly espérait refaire le coup de 2020 à Monza, où il avait signé sa seule et unique victoire il y a six ans jour pour jour, mais le Normand a été rattrapé par la réalité. Avalé par Russell en un tour puis progressivement par les autres grandes forces du plateau, avant de finir 7e, en qualité de best of the rest (le meilleur du reste). «On a fait quelque chose de magique hier et on se prenait forcément à rêver, mais on est revenu à la réalité», a convenu le régional de l’étape (il réside à Milan à l’année). Un retour à la réalité conjugué à celui de son partenaire Franco Colapinto, un temps troisième après avoir «sauté» Verstappen au restart puis décroché après avoir visité les graviers. L’Argentin a finalement fait son retard pour terminer neuvième et acter une double arrivée dans les points pour l’écurie tricolore, dont les nets progrès affichés samedi en qualifications se sont confirmés en course.

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Lando Norris grappille encore

Vainqueur des deux dernières manches, à Budapest puis Zandvoort avant et après la pause estivale, le champion du monde en titre n’a pas enchaîné mais il a fait mieux que limiter la casse avec une 4e place qui lui permet de poursuivre sa patiente remontée au classement des pilotes. 4e à 91 longueurs d’Antonelli, le Britannique continue de grappiller, en faisant un peu de moins de bruit que cet été, mais reste un prétendant, bien que lointain, à une deuxième couronne. Une McLaren retrouvée, en témoigne la 5e place de son coéquipier Oscar Piastri, demeure sa plus précieuse alliée.

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FLOPS

Leclerc et Ferrari, un dimanche en enfer

Troisième sur la grille et plein d’ambitions à Monza, là où il avait offert aux «tifosi» la victoire en 2024, le Monégasque a connu une énorme désillusion ce dimanche. Une violente sortie de route au deuxième tour, exactement au même endroit qu’en 2020, et des ambitions pulvérisées sur le mur de pneus du «temple de la vitesse». Avant cela, le pilote Ferrari avait déjà connu un départ mouvementé, poussant dehors son coéquipier Lewis Hamilton, avec les relations semblaient déjà froides, hors de la tête de course. 6e à l’arrivée d’une course où il n’aura jamais été invité, le Britannique s’est dit «dévasté par ce résultat», qui le repousse à 71 longueurs d’Antonelli au championnat.

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Ocon toujours très loin

11e arrivée (sur 13 grands prix) hors des points, et un sentiment d’impuissance toujours plus palpable pour l’autre Normand de la grille. 14e sur la grille, 16e à l’arrivée d’une course où il a encore été invisible, le pilote Haas traîne sa peine en fond de course et ne fait pas le match avec son jeune coéquipier Ollie Bearman (seulement 15e ce dimanche). Rien de rassurant dans un contexte toujours plus flou sur son avenir en F1, lui qui arrive en fin de contrat en fin de saison.