Devant 28 000 spectateurs, le champion du monde 1998 a retrouvé ce mardi soir le stade Saint-Symphorien, ses anciens coéquipiers et le club de ses débuts.
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Robert Pirès avait promis une soirée de retrouvailles au stade de Saint-Symphorien. Pour son jubilé, l’ancien milieu de terrain d’Arsenal a réuni plus de 28 000 personnes et une belle partie de ceux qui ont croisé sa route sur le terrain, de Metz à Arsenal en passant par les Bleus. Les copains étaient bien là. Les souvenirs aussi et même ses deux fils ont eu droit à leur moment de gloire sur la pelouse. Une soirée forcément un peu spéciale pour celui qui avait ses premiers pas dans le bassin messin, en 1993.
Les grands noms de sortie
À vrai dire, difficile de faire plus sympathique pour une soirée de jubilé. Car la liste est longue. Franck Ribéry, Samuel Eto’o, Thierry Henry, Djibril Cissé, Emmanuel Adebayor, Bixente Lizarazu, Marcel Desailly, Aimé Jacquet... Un casting XXL, de quoi rappeler quelques grandes années du football français et international. Un seul absent, pourtant plébiscité, «Zizou», retenu par ses obligations avec son staff au lendemain de France-Belgique.
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Franck Leboeuf était de la partie et n’a pas attendu longtemps pour lancer la soirée en criant «Pirès, Pirès !» lorsque son ancien coéquipier a fait son entrée. Quelques minutes plus tôt, l’ancien footballeur de 52 ans avait retrouvé Aimé Jacquet, qui avait fait une apparition lors du match contre la Belgique, ce lundi. Et on dirait que les automatismes n’ont pas complètement disparu «Aimé, on joue comment ce soir ? 4-4-2 ? 4-3-3 ?», lui a lancé Pirès en riant. Le coach qui a mené à la première étoile des Bleus répondant avec ironie : «Ça dépend si tu retournes la carte… Je sais même plus ce que ça veut dire !»
Joël Muller (74 ans), qui avait lancé Pirès en première division à Metz, et Arsène Wenger (76 ans), son entraîneur à Arsenal, étaient également de la partie. Tous deux, accompagnés de Jacquet, ont donné le coup d’envoi symbolique de cette soirée
Pirès a même remis ça avec les buts
Trois matchs. Trois équipes se sont succédé sur la pelouse : les légendes du FC Metz, celles d’Arsenal et les Pirès All Stars. Samir Nasri en a profité pour chambrer l’intéressé au moment du toss. « On garde le ballon. » Robert Pirès lui rappelle qu’il doit choisir son camp. « Je ne sais pas, je n’ai jamais été capitaine », répond-il dans un sourire.
Et puisqu’un jubilé de Pirès ne pouvait pas vraiment se terminer sans un but, l’ancien numéro 7 a depuis eu le temps de muscler son jeu et de faire le nécessaire. Sous le maillot messin, servi par Laurent Agouazi, il a trompé Jens Lehmann du pied droit. Un petit clin d’œil à sa première vie professionnelle, avant de laisser sa place, notamment à son fils Théo. Son autre fils, Alessio, avait lui aussi participé à la fête en remplaçant un certain Thierry Henry sur le terrain.
Lorsque Pirès a quitté la pelouse, il avait du mal à cacher ses émotions. Plus de trente ans après ses débuts à Metz, il avait pu partager ce moment avec ceux qui ont compté dans sa carrière et avec un public qui ne l’a jamais oublié. Et pour les supporters messins, ce n’est pas tout à fait un adieu : depuis juin, l’ancien numéro 7 d’Arsenal est devenu ambassadeur du FC Metz.
