Dans un livre coécrit avec Clément Commolet, qui paraîtra ce jeudi 1er octobre, Cécile Traverse Furlan raconte la lutte contre une maladie neurodégénérative de son mari, et les circonstances de sa fin de carrière à Caen.
Passer la publicité Passer la publicité
Rien ne laissait présager, en novembre 2023, ce que vivait Jean-Marc Furlan en coulisses. Son passage à Caen s’achevait sur un constat d’échec, et le football français, dont il est pourtant une figure emblématique depuis plusieurs décennies, s’en était détourné sans en connaître les raisons.
C’est ce que confie Cécile Traverse Furlan, épouse de l’ancien joueur et entraîneur, dans Jean-Marc Furlan, le don d’une vie. Coécrit avec Clément Commolet et préfacé par Raphaël Varane, ce livre, qui paraîtra ce jeudi 1er octobre, revient notamment sur la maladie neurodégénérative qui affecte Jean-Marc Furlan depuis de longues années.
Passer la publicité
«Je n’avais pas envie que l’on fasse de lui un objet de foire»
Dans certains extraits du livre révélés par Ouest-France , Cécile Traverse Furlan retrace les circonstances dans lesquelles la carrière de son mari s’est brusquement interrompue. «C’était très violent, confie-t-elle. Cela fait partie des moments difficiles parce que voir la personne que vous aimez se faire bousculer devient intolérable au fil du temps. Je n’avais pas envie que l’on fasse de lui un objet de foire.»
Habitué des prises de parole tranchées, Jean-Marc Furlan l’a été davantage encore à Caen, où les conséquences de sa maladie ont accentué son franc-parler, selon sa compagne. «Les maladies expliquent sa disparition à bas bruit du monde du football depuis son licenciement du SM Caen. Je sens que les digues lâchent sur plusieurs aspects, notamment la désinhibition et l’absence de filtres, dans un milieu où c’est proprement interdit.»
Ce témoignage sur le combat quotidien de l’ancien technicien contre la maladie, rendu public par son épouse, éclaire sa fin de carrière et pourrait relancer le débat sur les commotions cérébrales. Raphaël Varane, qui a rédigé la préface de l’ouvrage, s’y associe afin «d’alerter le plus grand nombre sur les risques encore trop confidentiels que les commotions cérébrales et la pratique du jeu de tête puissent engendrer dans la vie d’un footballeur et, par ricochet, dans celle de ses proches».
