Ce vendredi, le conciliateur du Comité national olympique et sportif français a rendu un avis défavorable quant à la réintégration du club girondin aux championnats nationaux.

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Le couperet va-t-il tomber ? Le conciliateur du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a proposé de maintenir l'exclusion des championnats nationaux prononcés contre les Girondins de Bordeaux, en raison de leurs difficultés financières, a-t-on appris vendredi auprès du vice-président du club Arnaud De Carli, confirmant une information du journal Sud Ouest.

Cet avis, consultatif, est souvent suivi par le Comité exécutif de la Fédération française qui devrait se réunir prochainement. Les Girondins, sextuples champions de France, risquent une liquidation judiciaire en cas de décision négative.

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Le club, qui devait normalement repartir en National 1 (4e échelon), a été exclu des championnats nationaux et rétrogradé, au mieux, en Régional 1 (6e échelon) lors de son passage devant la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) fin juin, puis en appel mi-juillet. Il avait été sanctionné faute d’avoir apporté la dizaine de millions nécessaires au bouclage de l’exercice 2025-2026, au financement de celui de 2026-2027 et des échéances liées au plan de continuation.

Descente aux enfers

Après avoir racheté fin juillet le club pour un euro symbolique à l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois Gerard Lopez, le fonds britannique Sparta Capital a réuni ces fonds avant de plaider sa cause devant le CNOSF le 4 août. Dix clubs de N1 avaient dénoncé cette énième procédure des Girondins, habitués de ces recours ces dernières années, soulignant dans un communiqué que le CNSOF «n’est pas censé prendre en compte, dans son analyse, d’éléments nouveaux par rapport à ceux fournis à la DNCG» et que «les fonds qui devaient être versés en garantie ne l’ont pas été avant la date limite fixée par le CNOSF».

Depuis son dernier titre de champion de France en 2009, le club a connu une descente aux enfers financière et sportive, qui s’est accélérée depuis son rachat en 2021 par Gerard Lopez, évincé quelques mois plus tôt de Lille pour raisons financières.

Les Girondins sont descendus en L2 la saison suivante puis ont été rétrogradés de deux échelons en 2024, se plaçant pendant un an sous la protection du tribunal de commerce, jusqu’à l’adoption d’un plan de continuation en juin 2025, prévoyant une importante réduction de leur dette, d’environ 100 millions d’euros à 26 millions d’euros.

Le versement des fonds réunis par Sparta était lié au maintien en N1, selon Sud Ouest. Or faute de ces millions d’euros manquants, une procédure de liquidation judiciaire pourrait être entamée, scellant la fin d’une histoire plus que centenaire.