Takeshi Okada a annoncé mercredi démissionner de son poste de vice-président de la Fédération japonaise de football. Cette décision intervient quatre jours après que l’Asie a apporté son soutien au président de la FIFA Gianni Infantino.
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Le vice-président de la Fédération japonaise de football (JFA), Takeshi Okada, a annoncé mercredi sa démission, sur fond de désaccord avec les récentes prises de position de la Confédération asiatique de football (AFC) envers la FIFA. Son départ intervient après que l'AFC a apporté vendredi son soutien à la candidature de Gianni Infantino pour un nouveau mandat à la tête de l'instance mondiale.
Lors d'une réunion à Tokyo, le président de l'AFC, Cheikh Salman ben Ebrahim al-Khalifa, a exprimé un «engagement total» au dirigeant italo-suisse, qui était présent. Cette position contraste avec celle adoptée quelques semaines plus tôt par l'AFC, qui s'était jointe aux instances européennes et nord-américaines pour critiquer le projet d'Infantino d'ouvrir les compétitions les plus prestigieuses de la Fifa, dont la Coupe du monde, aux investisseurs privés. Ancien sélectionneur du Japon lors des Mondiaux 1998 et 2010, Okada a expliqué que ces controverses étaient incompatibles avec ses convictions personnelles.
«Tout au long de ma carrière, j'ai accordé une grande importance à la valeur sociale du sport, convaincu qu'il devait être pratiqué avec intégrité», a-t-il déclaré, avant d'ajouter qu'il ne pouvait accepter cet écart entre ses principes et les prises de position récentes. Le dirigeant japonais a précisé que sa décision avait été mûrement réfléchie et prise de sa propre initiative, et il n'a pas explicitement désigné le soutien de l'AFC comme la cause directe de sa démission.
Okada a toutefois reconnu comprendre les raisons pratiques qui conduisent le football japonais à aligner sa position sur celle de l'instance asiatique, compte tenu de leurs relations et des conséquences possibles pour le football nippon. Infantino, à la tête de la FIFA depuis 2016, a présenté ses excuses après l'échec de son projet d'investissement privé. Il brigue un quatrième mandat lors de l'élection prévue en mars.
