Le président de la Fifa, Gianni Infantino, aurait vu la fédération internationale s’acquitter d’au moins 3 millions d’euros d’impôts qu’il devait depuis 2024, selon Le Monde et le New York Times.

Passer la publicité Passer la publicité

Présider la fédération internationale de football débouche sur de nombreux avantages. Selon Le Monde le New York Times, la Fifa s’est acquittée des impôts aux États-Unis de son président, Gianni Infantino, pour les années 2024, 2025 et 2026. Le montant total avoisinerait les 4 millions de dollars, soit près de 3,6 millions d’euros.

Tout aurait basculé lors d’une réunion à Bangkok (Thaïlande), en mai 2024, dans un comité très restreint. En vue de la Coupe du monde 2026 coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, Infantino avait quitté la Suisse, où se trouve le siège de la Fifa, pour Miami. En Floride, le dirigeant s’exposait à des impôts plus importants. Bruno Chiomento, comptable suisse et ami depuis plus de 20 ans d’Infantino, l’a remarqué et suggéré que la Fifa prenne en compte «cette charge fiscale supplémentaire jusqu’à 2026», écrit le New York Times.

Passer la publicité

À VOIR AUSSI - Harry Kane évoque «un rêve d’enfant» après avoir été élu Ballon d’Or

Conflit d’intérêts

Cette «égalisation fiscale» était initialement prévue par la Fifa pour une douzaine d’employés partis s’installer aux États-Unis en vue du Mondial, mais pas pour Infantino, qui n’est pas un employé mais un élu. Afin de valider la démarche, M. Chiomento aurait fait appel à un groupe d’experts dans lequel figurait… David Zollinger, avocat personnel d’Infantino, malgré les réticences de la part de membres administratifs de la Fifa quant à un possible conflit d’intérêts.

«Le montage fiscal américain s’inscrit dans une tendance plus générale selon laquelle M. Infantino aurait tiré un avantage personnel au sein de la Fifa avec l’aide de personnes ayant elles-mêmes bénéficié d’avantages, notamment des séjours de plusieurs semaines lors de la dernière Coupe du monde, comprenant les frais de déplacement, un hébergement de luxe et l’accès aux zones les plus prestigieuses des stades», remarque le New York Times.

Infantino, 56 ans, est dans la tourmente depuis les révélations quant à sa tentative de commercialiser la Coupe du monde et d’en vendre des parts à des investisseurs privés. Avant cela, sa proximité avec le président américain Donald Trump lors du Mondial 2026 avait déjà fait l’objet de critiques. Contesté par de nombreuses fédérations, en particulier européennes, l’Italo-libano-suisse se présentera néanmoins à sa propre réélection en mars 2027.