Dans un entretien accordé à l’Équipe, l’ancien international marocain est revenu sur les obstacles rencontrés lors de sa reconversion d’entraîneur. Un parcours semé d’embûches qui nourrit aujourd’hui une profonde incompréhension envers la FFF.
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Abdeslam Ouaddou n’a pas oublié son parcours du combattant. Désormais entraîneur des Orlando Pirates en Afrique du Sud, l’ancien défenseur s’est confié à l’Équipe sur les difficultés rencontrées au moment de passer son Brevet d’entraîneur professionnel de football (BEPF) en France. Recalé à deux reprises, le technicien de 47 ans estime avoir été confronté à des critères incohérents, au point d’avoir vu sa reconversion freinée.
«La première fois, je n’étais «que» coach en centre de formation», raconte-t-il en expliquant que la Direction technique nationale privilégiait alors les entraîneurs déjà en poste dans le football professionnel. Après une première expérience sur le banc du Mouloudia d’Oujda, il dépose une nouvelle candidature. La réponse ne change pourtant pas : «On m’a dit que j’avais un super profil (...) mais que j’entraînais à l’étranger et que c’était un problème. C’est le serpent qui se mord la queue.»
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L’ancien international marocain assure également que la FFF lui a refusé, dans un premier temps, l’autorisation de poursuivre sa formation en Allemagne. «J’ai demandé des explications par mail et je n’ai jamais eu de réponse (...) En fait, on m’a empêché de travailler. Incompréhensible.» Il finira finalement par obtenir le document nécessaire après avoir saisi le directeur technique national, Hubert Fournier.
« Quand la FFF aura compris qu’il faut un peu colorer les entraîneurs professionnels, les éducateurs, on aura avancé dans le pays »
Abdeslam Ouaddou lors d’un entretien avec l’Équipe
Les propos d’Abdeslam Ouaddou résonnent d’autant plus qu’ils émanent d’un visage bien connu du football français. Défenseur central d’1,91 m, il a disputé 185 matchs en Ligue 1, sous les couleurs de Nancy, Rennes et Valenciennes, tout en effectuant un passage en Premier League avec Fulham. International marocain à 58 reprises, il avait mis un terme à sa carrière de joueur en 2013, avant d’intégrer le centre de formation de l’AS Nancy comme éducateur.
Depuis, son parcours d’entraîneur l’a conduit du Maroc à l’Afrique du Sud, où il s’est imposé comme l’un des techniciens les plus en vue du championnat. Sacré entraîneur de la saison en Premier Soccer League (PLS) après avoir remporté trois trophées avec les Orlando Pirates, Ouaddou estime que son expérience illustre un problème plus large. «Quand la FFF aura compris qu’il faut un peu colorer les entraîneurs professionnels, les éducateurs, on aura avancé dans le pays», conclut-il.
