Pour son dernier match avec l’Argentine, Lionel Messi a offert une dernière démonstration au Monumental face au Bénin. L’adieu du numéro 10 a ému bien au-delà des frontières argentines.
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Il lui fallait bien une dernière soirée à la hauteur de Lionel Messi. Mais pour un joueur de cette dimension, cela ne semble jamais suffisant. Ce mardi soir, au Monumental de Buenos Aires, la légende argentine a disputé son dernier match avec l’Albiceleste face au Bénin (3-0). À 39 ans, après 21 années et 208 sélections, l’octuple Ballon d’Or a refermé l’un des chapitres les plus extraordinaires de l’histoire du football. Pour sa dernière, l’enfant de Rosario s’est offert un but, deux passes décisives, un stade debout et les larmes de tout un pays. Une image difficile à croire : Messi a, pour de bon, quitté la sélection.
Il la quitte après avoir déjà tout vécu avec elle : les finales perdues, les critiques, l’annonce d’une retraite internationale en 2016, puis la Copa América, une Finalissima (match entre vainqueurs de l’Euro et Copa, 2022) puis le Mondial 2022. L’Argentine avait même encore prolongé le rêve jusqu’à cette dernière Coupe du monde, conclue en finale face à l’Espagne. Cette fois, il n’y aura pas de nouveau trophée, mais à vrai dire qu’importe, tant que l’on peut voir Messi jouer. Mais il reste l’essentiel : l’attaquant argentin quitte l’Albiceleste tout de même champion du monde et comme son joueur le plus emblématique. En Argentine, la presse raconte la fin d’une histoire intime avec son héros. À l’étranger, elle célèbre l’entrée définitive du champion du monde 2022 dans l’histoire du football.
«Une empreinte pour toujours» en Argentine
La presse argentine a été la plus bouleversée par cette dernière apparition du «génie argentin». Clarin résume la soirée avec un titre qui se suffit à lui-même : «Lionel Messi, une empreinte pour toujours». Le quotidien écrit que l’attaquant de l’Inter Miami «a traversé nos vies» pendant vingt ans et que près de 90 000 personnes ont eu «la chance de venir l’embrasser» au Monumental. «Messi pensait remercier les Argentins, mais «c’est tout un pays qui lui dit merci»
Chez Olé, on retrouve quelque chose de plus personnel. Le quotidien rappelle que plusieurs générations d’Argentins n’ont connu qu’une sélection avec Messi. Le «Meeeessiiii» du Monumental devient ainsi le son d’une enfance qui s’achève. Le journal revient aussi sur le petit Leo, sa grand-mère et ses premiers pas dans le football, comme pour rappeler que derrière l’immense joueur se retrouve toujours «the little boy from Rosario».
La Nación, elle, choisit le registre de l’éternité. Son récit présente Messi comme « la légende de l’homme impossible » et considère qu’aucun match, aucun hommage et aucun discours ne peuvent réellement mesurer sa place dans l’histoire du football. Une manière de sceller définitivement, dans une partie de la presse argentine, le débat sur son statut de meilleur joueur de tous les temps. Enfin, TyC Sports résume son hommage en trois mots : « Gracias, profesor ». Une formule courte qui résume peut-être mieux que toutes les autres la relation entre Messi et la sélection : celle d’un maître qui transmet désormais le maillot numéro 10 à une nouvelle génération.
En Espagne, c’est la fin d’une oeuvre
Forcément, l’Espagne a regardé cette soirée de près et surtout avec une émotion particulière. C’est là, sous le maillot du FC Barcelone, que le n°10 a construit sa légende. El Pais raconte la «légende» qui quitte sa sélection après 21 ans, six Coupes du monde joué et les titres qui lui ont longtemps échappé : la Copa América et surtout le Mondial 2022. Le journal souligne notamment la forte transformation d’un joueur longtemps critiqué avec l’Argentine en figure désormais incontestable de son histoire.
Le journal AS, de son côté, choisit un titre qui résume le sentiment espagnol : « Inoubliable Messi ». Le quotidien voit dans son départ la fin d’une ère et place son héritage aux côtés des grandes figures de la culture populaire argentine.
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En Italie, « le dernier tango de Leo »
La Gazzetta dello Sport résume la soirée avec une formule : « L’ultimo tango di Leo ». Le quotidien italien décrit un Messi « ému » pour sa dernière avec l’Argentine, mais toujours capable de faire la différence : « un but et deux passes décisives » pour une victoire 3-0 contre le Bénin. Le quotidien italien rappelle les chiffres qui accompagnent son départ : « 208 apparitions et 126 buts », deux records de la sélection argentine. Le journal insiste également sur l’atmosphère du Monumental, évoquant une soirée de « larmes » et d’« émotions », avant de revenir sur le discours de Messi : « Je pars en paix, j’ai tout donné ».
En Angleterre, « Messi a terminé le football »
The Guardian choisit une formule encore plus forte avant les adieux : « Lionel Messi has completed football ». Pour le quotidien britannique, l’Argentin peut partir « avec fierté », après avoir remporté tout ce qui pouvait encore manquer à son palmarès avec sa sélection. Le journal rappelle, tout de même, les années de frustration, les finales perdues et la retraite internationale annoncée en 2016, avant de souligner le retournement de l’histoire : la Copa América 2021, la Finalissima, puis la Coupe du monde 2022. « Il n’y a plus rien à prouver », résume en substance le Guardian.
Après le match, le quotidien revient sur une soirée où « 85 000 personnes » sont venues saluer le numéro 10. Il décrit un Messi en larmes, entouré de ses coéquipiers, après « une dernière masterclass » avec l’Argentine. Et surtout, le journal ne semble plus considérer le statut de Messi comme une question ouverte : il le présente comme « widely regarded as the greatest footballer of all time », soit « largement considéré comme le plus grand footballeur de tous les temps ».
