La Fédération belge de football, a annoncé ce lundi, qu’elle ne donnera pas son soutien à Gianni Infantino pour sa candidature à la réélection du poste de président de la Fifa.

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La Fédération belge de football (RBFA) n'apportera pas son soutien à la candidature de Gianni Infantino pour un nouveau mandat à la présidence de la Fifa, a-t-elle fait savoir lundi, déplorant «le manque de transparence» et des défauts «de gouvernance» à la tête de l'instance mondiale. La Belgique suit ainsi l'exemple d'autres fédérations européennes qui ont également retiré leur soutien à Gianni Infantino, à l'image de la Suède, de l'Écosse et de l'Italie.

L’affaire Balogun

«En phase avec l'UEFA, (la RBFA) attend des réponses claires concernant le processus décisionnel» du projet (avorté) du dirigeant italo-suisse de placer les recettes de la Coupe du monde dans une société ouverte aux investisseurs privés. La Fédération belge exige par ailleurs dans son communiqué «une transparence totale et des explications claires» dans l'affaire du carton rouge du joueur américain Folarin Balogun durant la Coupe du monde aux États-Unis«. Exclu lors du seizième de finale face à la Bosnie-Herzégovine, Balogun a vu sa suspension pour le huitième de finale contre à la Belgique levée après l'intervention du président américain Donald Trump auprès de Gianni Infantino.

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Seul candidat

»Deux mois après les faits, nous constatons que nos questions restent à ce jour sans réponse«, regrette la présidente de l'instance belge, Pascale Van Damme, qui »a par conséquent demandé à la Fifa de faire inscrire le dossier Balogun à l'ordre du jour de la prochaine réunion du Conseil de la Fifa" le 15 octobre prochain. Infantino a confirmé dimanche qu'il briguerait un nouveau mandat à la tête de la Fifa en mars 2027. Il est à ce jour le seul candidat déclaré. Depuis plusieurs semaines, le monde du football se déchire autour de sa gouvernance, ses adversaires lui reprochant d'avoir élaboré sans concertation son projet de création d'une société commerciale ouverte à des investisseurs privés. Assailli de critiques, l'homme à la tête de la Fifa depuis 2016 a rapidement abandonné son projet. Ce qui n'a pas suffi à éteindre la polémique.