Attaquant star, il n’avait pas été retenu pour le Mondial 2026 après avoir fait l’objet de vives critiques dans les médias de son pays pour une photo publiée sur son compte Instagram aux côtés du Premier ministre émirati, allié des États-Unis.

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L'attaquant star iranien, Sardar Azmoun, a fait jeudi son retour en équipe nationale lors d'un match amical contre l'Ouzbékistan, quelques mois après avoir été écarté de la sélection pour la Coupe du monde en Amérique du Nord cet été.

Troisième meilleur buteur de l'histoire de la Team Melli (57 buts en 92 sélections), le joueur de 31 ans, qui évolue au club émirati Shabab Al Ahli, est entré à la place de Dennis Eckert à la mi-temps de la rencontre, perdue par l'Iran (3-1). Il n'avait pas été retenu dans l'effectif iranien pour le Mondial-2026 après avoir fait l'objet de vives critiques dans les médias de son pays pour une photo publiée sur son compte Instagram aux côtés du Premier ministre émirati, allié des États-Unis et soutien de Washington dans sa guerre contre l'Iran.

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Le sélectionneur iranien Amir Ghalenoei l'a rappelé cette semaine alors que les préparatifs s'accélèrent en vue de la Coupe d'Asie de l'année prochaine. L'Iran a quitté la Coupe du monde dès la phase de groupes, après avoir fait match nul lors de ses trois rencontres, dans un tournoi marqué par la guerre en cours avec les États-Unis et Israël.

«Je n’en veux à personne et je n’ai rien à prouver»

Dans un message sur Instagram cette semaine, Sardar Azmoun a exprimé sa joie pour ce rappel, soulignant que le maillot lui avait «tellement manqué». «Je suis venu, je suis parti, j'ai été écarté, je suis revenu», a-t-il écrit. «Je n'en veux à personne et je n'ai rien à prouver. Je suis simplement heureux d'avoir à nouveau cette chance (...) La chance de me battre de toutes mes forces pour le pays que j'aime».

L'attaquant, passé notamment par le Bayer Leverkusen et l'AS Rome, s'était déjà attiré des critiques en 2022, avant la coupe du monde au Qatar, pour des messages sur les réseaux sociaux semblant soutenir le vaste mouvement de contestation déclenché par la mort en détention de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir prétendument enfreint le strict code vestimentaire imposé aux femmes.