Depuis l’US Open, où il a participé à une exhibition sept ans après son dernier match officiel à Flushing Meadows, Roger Federer a répondu à tout un tas des questions des journalistes.
Après avoir estimé les chances de titre de Novak Djokovic, évoqué le retour de blessure de Carlos Alcaraz ou encore désigné le joueur actuel qu’il aimerait affronter, le Suisse a été interrogé sur la disparition progressive du revers à une main au plus haut niveau.
« C’est pour ça que je me suis entraîné avec Musetti, pour m’assurer qu’il soit prêt (rires). J’adore voir les joueurs avec un revers à une main bien réussir. Quand je grandissais, je dirais que 90 % de mes entraîneurs avaient un revers à une main. Je pense que quand ton entraîneur joue à une main, il est très probable que toi aussi, tu finisses par jouer à une main. Aujourd’hui, probablement, la majorité des entraîneurs jouent à deux mains et c’est simplement plus facile d’apprendre à un enfant à frapper le revers à deux mains. Ensuite, tu ajoutes la technologie des raquettes et des cordages, peut‐être la lenteur des balles et des courts, et le fait qu’on travaille moins les transitions et les volées. Avant, je faisais peut‐être 50 % de volées et de jeu au filet et 50 % de fond de court. Maintenant, c’est pratiquement 90–10. Le revers à deux mains te permet de défendre d’une manière incroyable, surtout avec la position ouverte et le glissement, comme on l’a vu faire à Rafa et Novak. Avant, on pensait que le revers à deux mains te laissait plus exposé de ce côté‐là, mais ça ne semble plus être le cas. Je pense que l’accumulation de tous ces facteurs a fait qu’on voit beaucoup plus de joueurs avec des revers à deux mains. C’est simplement un coup plus facile à apprendre quand on est jeune. Mais j’espère toujours que ce ne soit pas la fin de ce coup »
