Frédéric Vasseur, directeur de Ferrari, est revenu en conférence de presse sur la guerre d’ego qui oppose Lewis Hamilton et Charles Leclerc depuis le GP du Mexique.
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Le directeur de l'écurie de F1 Ferrari, Frédéric Vasseur, a recadré vendredi Lewis Hamilton et Charles Leclerc sur leur guerre d'ego qui a éclaté au grand jour depuis un incident en course au Grand Prix du Mexique dimanche dernier. Une réunion en urgence pour apaiser les tensions entre le Britannique et le Monégasque, arbitrée par leur patron français en marge du GP du Brésil à São Paulo a permis «d'en discuter, de clarifier ma position et la leur. C'était une bonne chose et maintenant, tournons la page», a déclaré Vasseur lors d'une conférence de presse à Interlagos.
«Je ne leur demande pas d'être les meilleurs amis (...) Je leur demande de se comporter et de travailler en professionnels (...) Les directives restent les mêmes : ils doivent se respecter» lors des courses, a tonné l'ingénieur français arrivé chez Ferrari en 2023 et avec qui la presse italienne n'est pas tendre.
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La rivalité, classique entre pilotes d'une écurie de pointe comme la mythique équipe au Cheval cabré, était à peu près maintenue sous l'éteignoir jusqu'à ce que Hamilton et Leclerc se livrent bataille dès les premiers virages du GP à Mexico dimanche. Partis respectivement en pole position et troisième, les Ferrari du Britannique et du Monégasque ont failli s'accrocher et sont sorties brièvement de la piste, finissant deuxième et quatrième, au lieu d'un possible doublé, et laissant la victoire à la Red Bull de Max Verstappen.
«Respect» mutuel
L'Anglais de 41 ans, sept couronnes mondiales et 400 GP de F1 au compteur - avec celui du Brésil ce dimanche - n'en décolère pas depuis. Après avoir réclamé sur le moment à la radio de sa monoplace une sanction contre Leclerc, qui a joué selon lui «à quitte ou double», Hamilton s'était dit jeudi «évidemment agacé» par l'incident et exigeait de voir réglés de «gros problèmes», notamment sur les règles non écrites en cas de duel en course.
Le Britannique a même accusé le Monégasque d'être plus agressif avec ses propres coéquipiers chez Ferrari qu'il ne le serait contre leurs concurrents. «C'était pareil avec Sebastian (Vettel) et avec Carlos (Sainz Jr.)», d'anciens pilotes de la Scuderia aux côtés de Leclerc, a-t-il affirmé. Mais l'Espagnol a assuré vendredi qu'il y avait toujours eu une relation de «respect» mutuel.
Hamilton est d'autant plus remonté que Leclerc avait déjà ruiné son début de course en septembre à Monza, où il l'avait envoyé dans les graviers dans la première chicane. Le Monégasque de 29 ans, calme et souriant en public mais très compétitif et rapide en piste, avait reconnu à l'époque une erreur et les coéquipiers s'étaient expliqués.
«Je sais bien sûr que je suis allé trop loin dans le virage N.2 et je l'ai dit à Lewis. Ce que nous devons faire ou éviter à l'avenir est très clair», avait assuré Leclerc pour qui Ferrari est sa «deuxième famille» depuis 2019. Outre sa langue maternelle française, il parle très bien l'italien avec l'équipe Ferrari, au contraire d'Hamilton.
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Hamilton comparé à Al Capone
Leclerc a pris ses distances avec la tension avant le GP du Brésil : il est repassé par l'Europe après le Mexique pour être aux côtés de sa femme Alexandra, qui a donné naissance à une fille, Bianca, mardi. Exempté de ses obligations avec la presse jeudi, il est arrivé tout sourire vendredi à Interlagos en montrant dans son garage Ferrari des photos familiales.
L'ancien pilote Ralf Schumacher, consultant chez Sky Sports Allemagne, l'a plutôt défendu et chargé Hamilton : «On n'exige pas une pénalité à la radio contre son coéquipier !». «Parler comme Al Capone et menacer en disant : “On a de gros problèmes”, c'est comme si le chien dictait sa loi à son maître», a-t-il fustigé.
Cette crise fait le jeu de Mercedes, quasiment assurée de remporter le titre constructeurs, peut-être dès dimanche, avec déjà 126 points d'avance sur Ferrari.
