LE SCAN SPORT - L’ancien commentateur de l’athlétisme sur le service public pousse un cri d’alarme après les résultats décevant des Bleus en Angleterre.

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Il a quitté France Télévisions depuis 2020 après 33 ans de bons et loyaux services mais Patrick Montel, voix de l’athlétisme à la TV par excellence, continue de commenter les exploits des Bleus depuis son domicile avec son smartphone en publiant des vidéos sur les réseaux sociaux. Mais la semaine passée à Birmingham, l’ancien journaliste n’a pas eu l’occasion de beaucoup s’enflammer dans son salon. Aux Championnats d’Europe, la délégation française n’a pas ramené le moindre titre (11 médailles sont 8 de bronze) en terminant au 19e rang des nations.

«Nous en athlé, qu’est-ce qu’on a ?»

Un bilan médiocre qui fait mal surtout qu’au même moment, les Français brillaient au Centre aquatique de Saint-Denis. «Ça nous fait mal à la gueule, nous les amoureux de l’athlétisme parce qu’il faut dire la vérité, on a été bouffés par la natation, par le phénomène Léon Marchand mais pas seulement. Derrière, l’équipe de France était là avec des noms que je ne connais pas, Marie Ambre (Moluh ), Sauveur (Cristofini ), tous ces gamins et gamines qui vont occuper le devant de la scène dans les années à venir. Et nous en athlé, qu’est-ce qu’on a ?», interroge Montel dans une nouvelle vidéo ce lundi.

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«Où est notre Léon Marchand, ces garçons et ces filles qui vont crever l’écran dans un proche avenir. J’avoue que je suis un peu inquiet», ajoute-t-il rappelant les bons résultats, pourtant aux Championnats du monde juniors récemment : «Est-ce que cela va suffire ? C’est la question. Est-ce qu’on est sur le bon chemin ou l’athlé est en train de chuter inexorablement.»

Assiste-t-on à un désintéressement chronique pour ces disciplines majeures de la part des nouvelles générations. Patrick Montel ne veut pas le croire. «Qu’on ne me dise pas que l’athlé est ingrat, que l’athlé est difficile et que les jeunes ont envie d’autre chose. Non, quand tu veux ressembler à Léon Marchand et que tu regardes le fond de la piscine six heures par jour, on ne va pas dire que ce n’est pas ingrat non plus et pourtant ils sont là, rayonnants et s’expriment magnifiquement en te donnant la pêche et en donnant l’envie aux gamins d’aller plonger. Est-ce que nous, on donne envie aux gamins de faire des tours de stade, de lancer le poids, le javelot, le disque ? Je ne sais pas...»

Mais merde, il faudrait peut-être qu’on se réveille un peu

Patrick Montel

«Aujourd’hui, j’ai le cœur gros. Est-ce que l’athlétisme est en train de foutre le camp en Franc ?e», insiste-t-il en prenant exemple sur l’Italie ou la Suisse, puissances montantes de ce sport. «Mais merde, il faudrait peut-être qu’on se réveille un peu», tente d’alerter le Parisien. Sa solution ? «Peut-être remettre un peu d’émotion dans tout ça. Arrêtons la hauteur du bassin, la position du point haut ou du point bas et mettons simplement l’émotion à l’honneur. C’est ça qui fait rêver les gamins.»