Le constructeur japonais a remporté le Championnat du monde d’endurance après un magistral doublé en Espagne.

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Toyota a récupéré sa couronne après le couronnement de Ferrari l’an passé. Après une saison en demi-teinte en 2025, le géant japonais a été sacré ce dimanche champion du monde dans la catégorie reine «Hypercar» de l'endurance automobile (WEC) grâce à son doublé aux Six Heures de Barcelone, septième et avant-dernière manche de la saison. Un triomphe qui intervient après une victoire de prestige aux 24 Heures du Mans. La saison quasi-parfaite.

La Toyota GR010 Hybrid N°8 de l'équipage du Suisse Sébastien Buemi, du Néo-Zélandais Brendon Hartley et du Japonais Ryo Hirakawa a devancé sa voiture jumelle N°7 pilotée par le Japonais Kamui Kobayashi, le Britannique Mike Conway et le Néerlandais Nyck de Vries.

En marquant 43 points, les deux Hypercars Toyota en totalisent 212 et ne peuvent plus être rattrapées au Championnat du monde des constructeurs par BMW (154) et Ferrari (130), à une manche de la fin de la saison qui se courra le 8 novembre à Monza (Italie).

Les Six Heures de Barcelone, disputées sous une météo changeante avec quelques averses, ont remplacé les 1.812 km du Qatar repoussés, puis remplacés en raison de la guerre au Moyen-Orient.

La course de Monza accueillera les Six Heures de Bahreïn et c'est sur le circuit italien que se jouera le titre de pilotes entre les deux équipages Toyota.

C'est la quatrième victoire cette année du constructeur nippon, très investi en sport automobile et en Hypercar, dont trois pour la N°8 et une pour sa rivale N°7 qui avait remporté les 24 Heures du Mans.

Duel à Monza entre les Toyota

Avant Monza dans trois semaines, huitième et dernière manche du WEC où seront sacrés les pilotes, l'équipage Buemi-Hartley-Hirakawa possède 17 points d'avance sur Kobayashi-Conway-de Vries.

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La Ferrari 499P officielle AF Corse, N°50, pilotée par l'Italien Antonio Fuoco, l'Espagnol Miguel Molina et le Danois Nicklas Nielsen, a fini à la troisième place de cette première course d'endurance en Hypercar sur le circuit de Barcelone, qui accueille d'habitude la Formule 1.

Il y a au total 17 Hypercars, une discipline en pleine renaissance depuis 2021, engagées par huit constructeurs (Alpine, Aston Martin, BMW, Cadillac, Ferrari, Genesis, Peugeot, Toyota).

Les deux BMW M Hybrid sont passées complètement à côté de leur week-end en se classant septième et 14e de la course, et loin des dix premières places de la grille de départ, dont la pole avait été enlevée par la nouvelle Genesis GMR-001 N°17 de l'Allemand André Lotterer, du Brésilien Pipo Derani et du jeune Français Mathys Jaubert.

Cette dernière a dégringolé au classement après quelques problèmes mécaniques et une pénalité : elle s'est classée 16e, à trois tours des vainqueurs.

Triste bilan pour Alpine et Peugeot

Côté français, le trio Jules Gounon, Frédéric Makowiecki et Victor Martins finit huitième avec l'Alpine A424 N°36, et sa jumelle N°35 du Portugais Antonio Felix da Costa, du Français Charles Milesi et l'Autrichien Ferdinand Habsburg termine à la 10e place. C'est la dernière saison d'Alpine puisque Renault a décidé de baisser le rideau en endurance pour se concentrer sur la F1.