« Pourquoi se retire‐t‐il souvent la veille du tournoi… ? Il semblait pourtant avoir fait une bonne séance d’entraînement avec Shelton hier encore !?! », s’interrogeait Boris Becker après le forfait de dernière minute de Jack Draper sur l’ATP 500 de Washington.
Une question qui revient également beaucoup du côté des fans et des observateurs d’autant que le Britannique a obtenu une invitation pour le Masters 1000 de Montréal qui a débuté ce dimanche.
Du côté, à l’occasion du interview accordée à Sky Sport, le protégé d’Andy Murray a tenu à s’expliquer.
« Il est important que les gens comprennent que ma blessure est très complexe. Toutes les personnes qui m’entourent font leur maximum pour que les choses continuent d’avancer. Ce n’est pas aussi simple que de se reposer, de guérir, puis de revenir en étant parfaitement rétabli. Cela va simplement demander du temps, mais je fais tout ce qu’il faut et les personnes autour de moi me soutiennent vraiment. Ce processus est un véritable jeu de patience. Il faut trouver la bonne charge de travail et la bonne intensité, tout en laissant le temps à tout ce que je fais, sur le court comme en dehors, de produire ses effets. J’espère ainsi atteindre le moment où je franchirai enfin ce cap. Je peux vraiment progresser et rester sur le court. Je me rapproche de ce moment et je crois qu’il est désormais arrivé. C’est pour cela qu’il a été difficile de me rendre dans des tournois avant de devoir déclarer forfait au dernier moment. Mais je prends ces décisions parce que j’ai encore une longue carrière devant moi. J’avais besoin de me rendre sur place pour savoir où j’en étais. Cela a véritablement été une tempête parfaite pour moi, à bien des égards. Lorsque je sortirai de cette tempête, je pourrai aller de l’avant et, je l’espère, atteindre mes objectifs, voire les dépasser. »
