La responsabilité de Stéphane Cambos n’est pas retenue sur le plan disciplinaire. Dans l’affaire de la disparition de Medhi Narjissi, le tribunal administratif de Bordeaux a annulé sa suspension.
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Le tribunal administratif de Bordeaux a annulé la suspension de l'ancien manager de l'équipe de France U18 Stéphane Cambos, mis en cause dans la disparition en mer du jeune rugbyman Medhi Narjissi en 2024 lors d'un stage en Afrique du Sud.
Le jeune joueur du Stade Toulousain, âgé de 17 ans, a été emporté par les flots le 7 août 2024 lors d'une séance de récupération organisée sur une plage réputée dangereuse près du cap de Bonne-Espérance. Son corps n'a pas été retrouvé. Robin Ladauge, le préparateur physique de l'équipe de France des moins de 18 ans, et Stéphane Cambos, l'ancien manager, ont été mis en examen pour homicide involontaire en mai et juin 2025 respectivement. En août 2025, les ministères de l'Éducation nationale et du Sport avaient prononcé à l'encontre de M. Cambos une suspension de ses fonctions pour une durée de deux ans, dont un ferme, au motif qu'il aurait fait preuve d'une «négligence fautive». M. Ladauge, lui, avait été révoqué de la fonction publique.
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Une sanction annulée, mais une mise en examen toujours en cours
En s'appuyant notamment sur les enquêtes de l'Inspection générale de l'éducation (IGESR) et de la Fédération française de rugby, elle-même mise en examen pour homicide involontaire, le tribunal administratif de Bordeaux s'est penché sur plusieurs moments clés ayant conduit à cette baignade, dans une décision datée du 15 septembre révélée par le journal Sud Ouest. La juridiction relève plusieurs refus successifs de M. Cambos, notamment pour «des raisons de sécurité», à une séance de récupération sur la plage de Dias Beach. Pour le tribunal, l’ex-manager des U18 s'est retrouvé le 7 août «devant le fait accompli d'une séance de récupération en eau froide organisée à son insu, avec la participation de plusieurs membres de l'encadrement, dans un acte de défiance manifeste à l'égard de l'autorité qui était la sienne».
Ainsi, la sanction ministérielle qui lui reproche de ne pas avoir «formellement empêché» le préparateur physique de descendre sur la plage et d'organiser l'activité de baignade «procède d'une erreur dans l'appréciation des faits», estiment les juges administratifs. Et sur les accusations de «négligence fautive», le tribunal pointe une «erreur de qualification juridique». Dans le volet pénal de l'affaire, instruit à Agen, M. Cambos reste mis en examen pour homicide involontaire. Contactée par l'AFP, son avocate, Me Audrey Singer, n'a pas commenté la décision du tribunal administratif.