LE SCAN SPORT - Deux matches, deux victoires. Pour ses grands débuts sur le banc des Bleus, Zinédine Zidane enchaîne déjà un sans-faute. Invité sur RMC, Thierry Henry n’a pas caché son admiration pour son ancien coéquipier de 1998.

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Il y a des retours qui ne ressemblent à aucun autre. Sur le plateau de Rothen s’enflamme, Thierry Henry a livré un témoignage à cœur ouvert sur l’arrivée de Zinédine Zidane aux commandes des Bleus, convoquant au passage un sentiment qu’il dit avoir lui-même éprouvé des années plus tôt. «La première fois que je suis retourné à Clairefontaine avec les moins de 21 ans, quand je suis monté dans le taxi pour y aller, ça faisait un truc et je me parlais tout seul dans la voiture», confie l’ancien buteur, pour qui le château bleu garde un pouvoir d’émotion intact, quel que soit le sélectionneur en poste.

Et c’est justement cette alchimie si particulière entre les joueurs et le maillot qui, selon lui, explique l’impact immédiat de Zinédine Zidane sur le groupe. Henry en veut pour preuve un simple geste : la célébration de Zizou après le but de Michael Olise. «Vous avez bien vu la réaction de Zizou sur le but de Michael Olise, c’est le coq qui fait ça. Il y a quelque chose de différent et pourtant on parle de Dieu, on parle de lui, il a tout fait. Mais retrouver le château, retrouver l’équipe de France…»

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Une icône qui impressionne encore ses propres pairs

Henry n’a pas non plus caché sa fierté de voir débarquer Fabien Barthez dans l’organigramme tricolore, aux côtés de Zidane. «Ça faisait bizarre dans le bon sens de regarder les images de Clairefontaine et de voir Fabien Barthez, Zinédine Zidane…» Une association qui, pour la légende des Gunners, a quelque chose d’irréel sans pour autant effacer le travail accompli par le staff précédent : «Je dis ça sans manquer de respect au staff car tout le monde travaille, mais c’est vrai que sur le moment quand tu les voyais descendre tu te disais ’waouh’.»

Reste la question du vestiaire, et là encore, Henry assure avoir constaté l’effet de Zidane de ses propres yeux, à travers les jeunes qu’il côtoie régulièrement chez les Espoirs et sur le circuit des JO. «On voit les gars parler et s’exprimer. On les a vus faire de grands yeux et c’est tout à fait normal parce que c’est quand même Zizou !» Mais le champion du monde 98 garde la tête froide sur l’essentiel. Les résultats restent le seul vrai juge de paix. «Après il faut quand même avoir les résultats, il a déjà eu des résultats et il va falloir continuer.»

«C’est quand même au niveau de Dieu»

C’est dans ce contexte que Henry a lâché une sortie particulière. Interrogé sur l’arrivée de son ancien partenaire, il refuse même la comparaison sportive classique pour aller chercher plus haut. Trop haut. «Je n’aime pas trop parler de comment l’équipe de France joue et de sa tactique. Je le faisais aussi quand c’était DD et ce n’est pas parce que c’est Zizou. Mais l’arrivée de Zizou c’est quelque chose d’extraordinaire», prévient-il d’abord, avant de lâcher le morceau : «Avoir pas loin de Dieu au niveau du foot chez nous, et je dis ça sans volonté de heurter les religieux, mais c’est quand même au niveau de Dieu pour nous dans le foot.»

Une dévotion qu’il tempère néanmoins d’un clin d’œil à Didier Deschamps, sans jamais chercher à effacer son héritage :«N’oublions pas non plus DD et ce qu’il s’est passé. Mais bon… Dieu est arrivé.» De quoi planter le décor avant la réception de l’Italie, retrouvailles et premier test à domicile pour un Zidane qui, pour l’instant, coche toutes les cases.