Le sélectionneur des Bleus, souriant, détendu et parfois taquin, a répondu aux questions des médias dimanche, à la veille de défier la Belgique lors de la 2e journée de Ligue des Nations.

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Turnover attendu contre la Belgique

«Il y aura des changements, c’est sûr. Combien ? Vous le verrez demain (lundi). Avec quatre matches en peu de temps, surtout celui-ci avec le voyage Turquie-Belgique, on va faire tourner. Je ne vais rien donner comme info, je dois regarder l’intérêt de votre équipe (sourire).»

Son objectif face à la Belgique

«Tout est important, mais le plus important est d’apprendre à se connaître. On a voyagé en Turquie, on a fait des soins et on a plus pensé à ça qu’à s’entraîner car on n’a pas le temps. Mais il faut bien préparer les matches. On est là pour gagner, tous des compétiteurs.»

Ce qu’il attend de Dembélé capitaine

«Sincèrement, il le fait déjà. Il est vice-capitaine, mais il a ce rôle de capitaine, même quand il ne l’est pas. Cela se sent. C’est un bon gars, toujours là pour les autres. Il faut profiter de son expérience. J’attends de tous, pas que les capitaines, quelque chose. C’est un groupe qui vit bien. Je les vois, ils sont heureux d’être ensemble, c’est l’équipe de France, il y a de belles affiches. C’est ce que je leur dis, il faut profiter du moment. Le foot va tellement vite, j’ai 54 ans, je ne peux plus jouer. Ça vole ! C’est tellement beau l’équipe de France, j’ai envie qu’ils vivent ces moments-là.»

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Ses souvenirs à Bruxelles

« Quand je suis arrivé, je n’ai pas eu le réflexe de me dire que j’avais joué ici. C’est Fabien (Barthez) qui me l’a dit. J’avais oublié. C’était une demi-finale de l’Euro contre le Portugal, un bon moment.»

Son regard sur la Belgique

«C’est une très belle équipe qui a fait une très belle Coupe du monde (quart de finale, défaite contre l’Espagne, NDLR). On sait qu’on aura un match difficile demain. C’est ce qui est intéressant. Il y a de belles affiches, on veut jouer ces matchs quand on est compétiteurs.»

Son passage à Bruges en formation

«Tout m’a marqué dans ma formation. À Bruges, on a été bien accueilli, avec de belles installations. On connaît les Belges, bienveillants et sympas, cela reste un bon moment.»

Dembélé du PSG visible en Bleus ?

«Notre premier match, c’est ce qu’il a fait, je n’ai rien inventé. Il a joué dans sa position. Demain est un autre match. On verra qui va jouer. Ousmane, a un volume de jeu très intéressant. En jouant comme ça, il a une débauche d’énergie incroyable, au fil du match, il peut jouer 90 minutes facilement. (Sur son physique) On parle directement entre nous. Il est bien, content d’être là. Il pourrait même jouer les quatre matches, ce n’est pas ce qu’on va faire, mais il peut. Je vous ai donné une info (rires).»

Le pressing, un de ses mantras

«Cela a été bien fait (contre la Turquie). On peut s’améliorer, on va s’améliorer. Récupérer vite le ballon et l’avoir. Courir avec et pas courir derrière le ballon, c’est ce que je veux.»

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S’il aurait aimé jouer avec Cherki

«Oui, j’aurais aimé jouer avec lui. Un joueur de ballon. Mais ça, tout le monde le sait. Ce qui m’intéresse, c’est ce qu’il est capable de faire sans ballon. Il peut recevoir des ballons entre les lignes. Quand il joue en vertical, c’est intéressant, il casse les lignes. Il est capable de réaliser cela, il le fait très bien.»

Ses souvenirs avec Hazard

«On se croise et on s’est croisé. Il ne vit pas très loin de chez moi. J’aurais aimé qu’il fasse autre chose pour lui avant tout, après ce qu’il avait fait à Chelsea. Il a eu des pépins physiques et n’a pas pu tout donner. J’ai un bon souvenir de lui en tant que joueur et en tant que personne.»

Son regard sur Mark van Bommel (sélectionneur belge)

«On n’a pas tout à fait le même style (rires). Il me chargeait et me donnait des petites boîtes. Il a du caractère et de la personnalité sur le terrain. J’aime ça des joueurs, mais plus quand ils sont avec moi que contre (sourire).»