PORTRAIT - Transféré cet été à Liverpool où il est déjà titulaire, l’ancien Rennais franchit les paliers à vitesse grand V. Ses anciens entraîneurs ne sont pas surpris et louent sa maturité.

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Toutes dents dehors, Virgil van Dijk tape dans la main de son jeune coéquipier, lèvres pincées en un sourire, le regard timide et fuyant. «Félicitations mon frère, c’est mérité. Le premier avant plein d’autres !» Après une accolade, le capitaine de Liverpool remet, devant les caméras de Sky Sports, son trophée d’homme du match à Jérémy Jacquet, qui s’excuserait presque d’être là. Les Reds viennent de battre Bournemouth (0-1), et leur nouvelle mascotte est attendue à Clairefontaine le lendemain, pour découvrir l’équipe de France.

L’ascension est fulgurante. Au Stade Rennais, son club formateur, personne n’est surpris. «Il y avait un potentiel de départ extraordinaire», se souvient Firmin Carré, préparateur physique au centre de formation rennais depuis 2014. Adolescent, il avait «des capacités de vitesse, d’explosivité déjà malgré son gabarit…» Grand, puissant, athlétique, mais aussi «pas mal embêté par des pépins physiques», nécessitant «un gros travail» pour renforcer son corps, partage…