PORTRAIT - L’ailier de Pau, né à Londres et sacré champion olympique avec les Bleus du rugby à 7 en 2024, a épaté pour ses débuts, l’été dernier. Ce samedi, il fera face aux magiciens fidjiens.

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Fabien Galthié ne s’en cache pas. Son plaisir de gourmet est de dénicher ceux qu’il appelle « des ovnis ». Ces joueurs passés sous les radars qui, quand il leur donne leur chance, se révèlent au plus haut niveau, époustouflent par leur talent. Le dernier en date à avoir rejoint la galaxie tricolore s’appelle Aaron Grandidier-Nkanang, 26 ans et deux premières sélections en juillet (contre l’Australie puis le Japon). Pour un doublé inscrit face aux Wallabies et des larmes de joie d’un naturel désarmant face aux caméras à l’issue de ce succès.

À ce moment-là, l’ailier de la Section Paloise a évidemment repensé à son parcours. Improbable. Incroyable. Né à Bromley, au sud-est de Londres, d’un père anglais d’origine nigériane et d’une mère française (d’une famille de La Roche-sur-Yon, en Vendée), il s’est mis au rugby à 11 ans « par obligation », répète-t-il souvent. Lui préférait le basket. Mais à la St Olave’s Grammar School, à Londres, la balle orange n’a pas droit de cité. Place…