Cadence Running United, le nouvel organisateur des deux mythiques épreuves de running, a tenu une conférence de presse de présentation ce mardi, où il a beaucoup été question du fameux tirage au sort.
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«Une nouvelle ère». C’est par cette formule que Maxime Sauvage, l’adjoint au Maire de Paris en charge du sport et des équipements sportifs, a introduit le changement à la tête du Marathon et du Semi de Paris. Organisée par Amaury Sport Organisation (ASO) depuis 1998, l’épreuve de running a été confiée aux bons soins désormais de Cadence Running United, un groupement de trois entités (OSE, Havas et Keneo), jusqu’en 2030.
Une décision, ratifiée par le Conseil de Paris le 20 mai dernier, qui marque une véritable révolution de palais. Même si Laurent Sturtz, le président de Cadence, a immédiatement tenu à rassurer certains quant aux répercussions liées à ce changement. «Cet événement grandit depuis 20 ans et il a été très bien organisé par notre prédécesseur. On veut préserver la force de ces deux événements majeurs du running à Paris, leur force, leur histoire, leur popularité et leur ancrage parisien. C’est essentiel pour nous. On ne va pas tout réinventer, et on va assurer une certaine continuité. Néanmoins, nous voulons les faire progresser en termes d’expérience coureur, d’expérience spectateur, parce qu’un coureur ne vient jamais seul. Il a sa famille, il a ses amis, il a les Parisiens qui le soutiennent. Sans oublier les bénévoles ou encore les touristes qui sont là. Donc on veut fédérer toutes ces communautés pour faire du Marathon de Paris et du semi une grande fête.»
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Le 4 avril 2027, date officielle du prochain Marathon
Premier changement, symbolique, le naming change. Après Schneider Electric depuis 2013, l’équipementier Asics prend le relais et l’épreuve devient officiellement le Asics Marathon de Paris, tandis qu’il y aura le Hoka Semi de Paris. Les dates des deux épreuves ont également été communiquées : comme de coutume, le semi ouvrira le bal le 7 mars 2027, quatre semaines avant le marathon fixé au 4 avril. En revanche, les parcours, eux, ne seront dévoilés qu’au début de l’année prochaine. Avec néanmoins cette précision d’importance : le parcours du marathon, une fois fixé, ne changera pas jusqu’en 2030 alors que le semi, lui, devrait évoluer chaque année afin de parcourir les différents quartiers de la capitale.
En fait, la grande nouveauté de ce changement de concessionnaire concerne la mise en place d’une loterie, qui s’ouvre ce mardi à partir de 14h. Contrairement au système précédent, qui voulait que les premiers arrivants soient les premiers servis, assurés d’avoir un dossard, les heureux élus au sein du grand public seront désormais désignés à l’issue d’un tirage au sort, comme cela se fait dans d’autres grands marathons internationaux (Londres et New York notamment). Avec près de 57.000 participants en 2025 et probablement encore plus de postulants pour 2027 vu l’essor exponentiel de la pratique en France et dans le monde, la barrière des 60.000 demandes devrait être brisée, poussant les organisateurs à effectuer des choix pour attribuer les dossards grand public, au tarif unique de 169 euros (79 euros pour le semi).
Quand on organise ce type de grand événement, c’est à la fois pour les sportives et les sportifs, mais aussi pour animer la ville, la faire vivre. Donc on a extrêmement hâte de voir ça.
Maxime Sauvage
Le principe est simple : de ce mardi 8 septembre jusqu’au 30 du même mois à 23h59, il sera possible de s’inscrire à la loterie, gratuitement. Et le 1er octobre, un mail viendra réjouir ceux qui auront eu de la chance au tirage. Sachant qu’il y a la possibilité de s’inscrire en faisant partie d’une équipe de deux à six coureurs, et si un est tiré au sort, alors tous ceux faisant partie de son équipe le seront aussi afin de permettre aux runners qui souhaitent relever le défi en famille ou entre amis puissent le faire. Et pour ceux qui n’auront pas eu cette joie, une plateforme officielle de revente de dossards sera mise en place.
«Avec cette nouvelle organisation, on est extrêmement impatients de voir ce que vont donner ces deux courses emblématiques», conclut Maxime Sauvage. «Parce que dans le cahier des charges qu’avait défini la Ville de Paris, on s’était fixé de nombreux objectifs pour aller plus loin en matière de démarche environnementale, pour aller plus loin en matière d’inclusion, d’accessibilité, de féminisation aussi, et évidemment sur le côté animation de la course. Puisque au fond, et c’est ce qu’on avait touché du doigt et ce qu’on avait expérimenté tout l’été 2024, Paris est un grand terrain de sport. Et quand on organise ce type de grand événement, c’est à la fois pour les sportives et les sportifs, mais aussi pour animer la ville, la faire vivre. Donc on a extrêmement hâte de voir ça.»
