Wout van Aert a affiché ses ambitions pour la fin de saison après avoir retrouvé le sourire sur le Tour du Danemark, qu’il a écrasé, la semaine dernière. Le Belge va notamment participer à la Vuelta avant de se rendre aux Mondiaux, où il entend jouer la victoire.

Passer la publicité Passer la publicitéAlors qu’il arrivait au Danemark après plusieurs semaines sans compétition, le Belge a surclassé la concurrence : un triplé et un message bruyant envoyé au reste du peloton... mais pas aussi fort que ces déclarations d’après-course.

Initialement prévu sur le Tour de France, le dernier vainqueur de Paris-Roubaix, souffrant, avait été contraint de renoncer à la suite d’une chute à l’entraînement avant le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, où il avait tout de même remporté la cinquième étape au sprint. En quête de réponse après une préparation XXL dans la montée de Livigno (Italie), le cadre de la formation Visma Lease a Bike a retrouvé la confiance perdue au cours des dernières semaines.

Passer la publicité«Cela peut paraître étrange, mais j’aurais préféré ne pas être ici et courir le Tour de France. Ce n’était pas une période agréable, mais il faut toujours être prêt à changer ses plans. J’ai vraiment hâte de vivre tout ce qui m’attend cet automne», a déclaré van Aert à HLN, déjà tourné vers la Vuelta (22 août - 13 septembre) et les Mondiaux (course en ligne le 28 septembre).

S’affirmer face au patron Pogacar et son compatriote Evenepoel

Le Belge entend viser des victoires d’étapes en Espagne, surtout en première semaine, et pourrait bien réaliser une course de haut vol, même s’il faudra sans doute batailler avec l’épouvantail Tadej Pogacar, qui sera présent pour compléter sa collection.

Après la Vuelta, qui sera son unique Grand Tour de la saison, le Belge aura les yeux rivés sur les championnats du monde à Montréal. S’il ne prévoit pas de participer au contre-la-montre, qui arrive seulement une semaine après la fin du Tour d’Espagne, le «classicman» arrivera avec ambition sur la course en ligne. Là encore, Pogacar sera l’homme à battre, mais il faudra surtout s’imposer au sein de la formation belge, où le leader se nomme pour l’instant Remco Evenepoel, deuxième du dernier Tour de France.

«Tadej (Pogacar) et Remco (Evenepoel) sont des coureurs différents de moi. C’est un parcours difficile et je serai toujours à la limite. Mais j’ai déjà terminé deuxième à Montréal. Si je suis au sommet de ma forme, j’ai assurément une chance. Je ne me considère absolument pas hors course, et c’est pourquoi je veux tout donner», a lancé le Belge, qui donne rendez-vous au peloton mondial, le 28 septembre prochain, dans les pentes québécoises.