Le leader de l’équipe Decathlon CMA CGM est en phase de préparation avant une fin de saison dense marquée notamment par les championnats du monde.
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Il a terminé le Tour de France épuisé. Quatrième à 11’56 de Tadej Pogacar (à 2’14’’ de la 3e place d’Isaac Del Toro). Un premier Tour rempli de découvertes, d’émotions et de promesses. Paul Seixas a ensuite profité d’une coupure réparatrice en famille, avec des amis, avant de reprendre progressivement l’entraînement, avec notamment un stage aux Arcs. Pour préparer une fin de saison marquée par de multiples rendez-vous : les Grand Prix de Québec (11 septembre) et Montréal (13 septembre) d’abord, les championnats du monde à Montréal (27 septembre) ensuite, avant et le Tour de Lombardie (le 10 octobre, le premier Monument qu’il avait disputé l’an dernier avec une intéressante 7e place).
Une fin de saison qui a brusquement changé de décor après la chute de Tadej Pogacar sur le Tour d’Espagne. Solide leader de la Vuelta, le Slovène, est lourdement tombé lors de la 8e étape à 32 km de l’arrivée. Relevé avec «une commotion cérébrale, une fracture déplacée de la clavicule gauche, une fracture stable de la vertèbre cervicale C7 et de multiples abrasions», le n°1 mondial a été opéré ce lundi d’une fracture de la clavicule. Si aucune date n’a été annoncée pour sa reprise, il devra probablement faire une croix sur son rêve de triplé au championnat du monde (après des titres à Zurich en 2024 et Kigali en 2025).
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Paul Seixas a, dans L’Équipe, évoqué l’absence de celui qui phagocyte les palmarès, n’en finit plus d’étendre sa domination sur la saison, tous les formats de course et tous les profils : «Tout d’abord, je tiens à dire qu’il a vraiment joué de malchance. Nous avons tous vu la vidéo et ce qui s’est passé peut arriver à n’importe qui. Évidemment, cela va changer la physionomie de la course car, comme on le constate depuis des années, il est véritablement le patron. Sa simple présence suffit à transformer la course. La situation est peut-être un peu plus ouverte désormais, mais il reste de nombreux coureurs redoutables. On verra bien.»
Et de se projeter : «Il sera intéressant d’observer le déroulement de la course à Montréal. Ensuite, nous pourrons envisager ce qui pourrait se passer sur la course en ligne des Championnats du monde, même si le contexte est différent entre courir sous les couleurs de sa sélection nationale et en équipe. Encore une fois, le fait qu’il y ait Québec et Montréal avant est intéressant car nous allons pouvoir voir comment la course se déroule, ce sera des bonnes indications. D’habitude, il faut réfléchir à la manière de courir face à lui (Pogacar). On observe quand il attaque et on essaie simplement de prendre la bonne roue. On peut bien sûr tenter quelque chose avant mais il y a peu de chances que cela réussisse, il a une équipe solide et il est capable de tout lorsqu’il se sent en danger. Son absence modifie la physionomie de la course, qui est désormais plus ouverte.»
Pour Paul Seixas et de nombreux autres, la chute et l’absence du démiurge de l’équipe UAE Team Emirates a ouvert le champ des possibles...
