Au lendemain du décès tragique du jeune coureur britannique sur le Tour du Portugal, de nombreuses zones d’ombres demeurent.
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L’atmosphère était lourde et pesante ce samedi après-midi, du côté de Paredes, au nord du pays. sur la ligne de départ de la 9e étape du Tour du Portugal. Au lendemain du tragique accident qui a coûté la vie au jeune coureur Finlay Tarling (19 ans), les différentes équipes ont observé une minute de silence et déposé chacune une tunique et des fleurs à l’endroit même où le camion de l’équipe NSN Development Team devait être garé. Pour des raisons évidentes, la formation du Britannique n’a pas pris le départ de cette 9e étape, annonçant son retrait de la course plus tôt dans la journée.
«La 9e étape du Tour du Portugal est partie dans une atmosphère de deuil, après une minute de silence en mémoire de Finlay Tarling», ont communiqué les organisateurs. Leader de la course, le Français Alexis Guérin a lui enfilé un maillot noir de circonstance, tandis que tous les coureurs arborent un ruban noir sur leur maillot, au lendemain de cette 8e étape qui a emporté le coureur originaire du Pays de Galles et frère de Joshua Tarling, le prometteur spécialiste du chrono chez Netcompany-Ineos (champion d’Europe 2023).
Mais que s’est-il réellement passé la veille, entre Melgaco et Fafe ? Le flou demeure, même si certains éclaircissements sont déjà apparus. Les faits se seraient produits vers 15h30, moment où le coureur sera entré en collision avec «un véhicule léger, de type utilitaire», informe le journal local Expresso . Cette collision aurait eu lieu en descente, sur la route nationale 306, alors que le coureur était attardé derrière le peloton après un ennui mécanique. Le véhicule circulait «dans la direction opposée à celle de la course» avant «d’entrer en collision» avec le coureur cycliste, informe le commandant Tiago Machado, de la Garde nationale républicaine.
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Examens toxicologiques pour le conducteur de l’utilitaire
La suite de l’enquête pour comprendre les circonstances de l’accident déterminera peut-être de répondre à d’autres questions, alors qu’il demeure «prématuré de comprendre» comment le conducteur a pu entrer sur la route pourtant sécurisée. En état de choc après l’accident, ce dernier a d’ailleurs passé des examens toxicologiques, informe la télévision portugaise.
«Il est très difficile de contrôler une compétition sur un parcours de plus de 1 300 kilomètres, mais nous avons essayé de suivre les meilleurs exemples», regrette Ezequiel Mosquera, un organisateur de la course forcément attristé par les évènements : «C’est une journée dramatique en tant qu’organisateur, en tant qu’ancien cycliste, en tant que père. Je n’ai pas de mots pour décrire ce sentiment, qui va bien au-delà de la douleur liée à un sport à risque.»
Les politiques portugais expriment leur «tristesse»
Une réaction qui s’est ajoutée à d’autres, bien au-delà de la sphère politique, comme celle du président de la République portugais, Antonio José Seguro, qui affirmait alors sa «profonde tristesse» concernant la mort du coureur d’origine galloise, «en se consacrant au sport qu’il aimait et honorait». «Au nom du gouvernement portugais, j’adresse mes sincères condoléances à sa famille, à son équipe et à l’ensemble du peloton», a embrayé le Premier ministre Luis Montenegro.
«Fin était un membre très apprécié de notre équipe, mais surtout, il était un fils, un frère et un ami pour tant de personnes. Il nous manquera énormément», a écrit la formation NSN sur les réseaux sociaux. L’équipe, qui s’est logiquement retirée du Portugal, a vu ses équipes World Tour poursuivre leur route dans les Tours de Tchéquie et de Norvège, où une minute de silence a également été respectée.
