Le biathlète français sera au départ de la Polynormande avec l’équipe Décathlon CMA-CGM ce dimanche.

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Champion olympique 2026 de biathlon, Émilien Jacquelin oscille entre «trac» et «excitation» avant ses grands débuts dans le cyclisme professionnel avec l'équipe Décathlon CMA-CGM lors de la Polynormande (169 km), dimanche à Avranches (Normandie).

«Oui, bien sûr», a répondu en toute franchise Jacquelin, lors d'un point presse samedi, lorsqu'on lui a demandé s'il avait le trac. «Si je n'avais pas le trac ce serait que je n'y porte aucun intérêt.» Mais «aujourd'hui, veille de course, c'est plus de l'excitation» qui l'anime. «J'ai hâte de découvrir ce milieu-là pour lequel je me suis préparé depuis plusieurs mois», a-t-il expliqué.

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La fracture de la clavicule, «un mal pour un bien»

À 31 ans, l'athlète a décidé en mars de tenter une reconversion vers le vélo, un sport qu'il a pratiqué, jeune, avant de bifurquer vers le biathlon. Une fracture de la clavicule, lors d'un entraînement mi-mai, qui l'a obligé à se faire opérer, est venue tester sa détermination.

«Malheureusement, un excès d'engagement dans un rond-point humide a fait que je me suis vite retrouvé à l'hôpital», a-t-il presque plaisanté, mais «c'était un mal pour un bien, parce que ça a permis de me +challenger+ encore plus (...) de renforcer ma motivation profonde». «Je me suis questionné si c'était la vraie vie de coureur cycliste, si ça pouvait arriver (...), est-ce que j'ai vraiment envie de faire ça ? La réponse était oui. Au bout de 3-4 jours après l'opération, j'avais encore plus de certitude dans cette envie que j'avais», a poursuivi Jacquelin.

Engagé pour six mois comme coureur stagiaire par l'équipe Decathlon CMA-CGM, Jacquelin enchaînera ensuite sur le Tour du Limousin, une course en quatre étapes du 18 au 21 août.

Le leader de l'équipe pour ces courses sera Paul Lapeira, et le novice en pro va découvrir un rôle de coéquipier très différent de ce qu'il a connu jusqu'alors. «J'ai envie (...) de donner le maximum pour le collectif. Ça, c'est quelque chose qui peut paraître nouveau par rapport à ce que j'étais habitué à faire dans le biathlon, où je suis mon propre leader, on va dire», a-t-il reconnu.