David Lappartient, président de l’Union cycliste internationale, s’est exprimé sur la taille des équipes sur les plus grandes courses de l’année. Certains souhaitent une réduction du peloton.
Passer la publicité Passer la publicitéRéduire la taille des équipes sur le Tour de France et les autres grandes courses de l’année ? Cette idée résonne au sein du peloton depuis des années, elle a même toujours été discutée... surtout quand une formation domine sans partage, ou presque, la concurrence. Face à la domination d’une équipe comme UAE Emirates, formation de Tadej Pogacar, patron du cyclisme mondial qui sort d’un cinquième sacre sur le Tour de France, cette question prend encore plus d’ampleur.
Le président français de l’UCI David Lappartient s’est exprimé auprès de Ouest-France à ce sujet. «Plus il y a de coureurs, plus certaines équipes disposent d’une capacité de contrôle de la course», a expliqué le dirigeant en place depuis 2017. Selon lui, «l’intérêt du vélo commande peut-être d’avoir des équipes moins grosses». Concrètement, des équipes de sept voire six coureurs, contre huit aujourd’hui sur les plus grandes courses du calendrier, dites WorldTour, tel le Tour de France ou encore Paris-Roubaix.
Passer la publicitéUne petite révolution qui divise le peloton
Pendant des décennies, le peloton a compté 198 coureurs, répartis en 22 équipes, soit neuf coureurs par formation. Un premier abaissement a été effectué en 2018, pour réduire à huit le nombre de coureurs pour chaque équipe, passant ainsi le peloton de 198 à 176 éléments. Depuis 2025, le peloton compte désormais 23 équipes de huit coureurs, soit 184 coureurs.
La densité du peloton n’est pas le cœur du sujet, mais plutôt la capacité des plus grosses écuries, celles avec le plus de moyens, à contrôler la course grâce à une composition d’équipe bien supérieure à celle des autres. C’est le cas de la formation UAE Emirates de Tadej Pogacar ou encore la Red Bull-Bora-hansgrohe de Remco Evenepoel, 2e du Tour.
Si certains y sont favorables pour rééquilibrer la course, d’autres estiment que ce changement ne perturbera pas les meilleures formations, toujours capables de faire la différence à sept ou huit. En tout cas, le président de la plus haute instance du cyclisme mondial, qui gère l’ensemble des plus grandes courses du monde, a ouvert la voie.
