Leader du classement général et vainqueur de la 9e étape du Tour du Portugal, le Français a rendu hommage au jeune cycliste britannique décédé vendredi.
Passer la publicité Passer la publicité
Dans une atmosphère lourde et pesante, le Tour du Portugal a repris sa route samedi, au lendemain du décès tragique du coureur Finlay Tarling lors de la 8e étape. Et après une minute de silence et une pluie d’hommages, c’est le Français Alexis Guérin, leader du classement général qui s’est offert une deuxième victoire sur l’épreuve, où l’équipe du jeune Britannique s’est depuis retirée.
«Aujourd’hui, je suis content de gagner avec le maillot de leader noir en honneur de Finlay», a salué le Français, dont le maillot jaune de leader du général avait été revisité en noir pour l’occasion. Vainqueur de sa deuxième étape au Portugal (la quatrième de l’année), le coureur de la formation Anicolor a levé le doigt au ciel et salué la mémoire de Tarling, un «coureur très talentueux» de 19 ans seulement, victime d’un terrible accident vendredi après-midi.
Un accident qui beaucoup fait réagir dans le peloton, à commencer par Alexis Guérin. «Hier, il s’est passé une tragédie, regrette l’expérimenté coureur de 34 ans, cité par Eurosport . Cette victoire est aussi pour ce jeune garçon qui était talentueux et qui a vécu quelque chose de catastrophique, qui n’est en aucun cas de la faute des organisateurs ou de la police. On est sur une course ultra-sécurisée, avec beaucoup de choses mises en place par l’organisation et la police.»
À lire aussi Cyclisme : que sait-on de l’accident qui a coûté la vie au Britannique Finlay Tarling ?
Si le voile n’a pas totalement été levé sur les circonstances de l’accident, les premières conclusions de l’enquête ont révélé que la collision a eu lieu dans une descente, avec une voiture de type utilitaire qui roulait à contresens, tandis que Tarling était attardé derrière le peloton après un souci mécanique. En état de choc, le conducteur a été auditionné par la police avant d’être confronté à des examens toxicologiques.
«Un comportement irrespectueux envers le cyclisme mais aussi envers les gens»
Et Guérin n’a pas été tendre avec le chauffeur à l’origine de l’accident. «Malheureusement, c’est à cause de quelqu’un qui a eu un comportement irrespectueux envers le cyclisme mais aussi envers les gens, s’est emporté l’intéressé. Parce que c’est aussi du respect quand la police demande à quelqu’un de s’arrêter cinq-dix minutes le temps que la course passe, ce n’est pas du tout pour l’embêter mais pour mettre en sécurité des coureurs qui font leur métier, pour faire du spectacle aux gens qui aiment le sport. Je pense que cinq minutes de temps ne valent pas une vie.»
