Après Teddy Riner ou encore Jimmy Gressier, la star NBA s’est positionnée par rapport aux manifestations lycéennes.

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Il a beau être concentré sur la reprise de la NBA programmée le 20 octobre, Victor Wembanyama garde aux États-Unis un œil sur la situation de son pays. Depuis San Antonio où il a retrouvé jeudi les parquets en match de préparation contre les Hawks d’Atlanta (défaite 123-116 mais 9 points et 6 rebonds en 17 minutes), «Wemby» s’est exprimé sur la crise lycéenne.

«Wemby» s’exprime après son match

Le géant tricolore avait pris la parole sur Instagram en affichant un soutien clair aux mouvements de la jeunesse (à 10’07’’ sur la vidéo) assurant qu’il «aimerait trop» y participer. Lors d’une conférence de presse, le Spur a été invité à développer sa pensée. «Ce qui me touche, c’est que ce n’est pas quelque chose de totalement inconnu pour moi. J’étais au lycée à Nanterre, qui était déjà un bastion des blocus à l’époque. Il n’y a pas si longtemps que ça, j’étais lycéen», a rappelé le joueur de 22 ans.

Je les entends et je les soutiens

Victor Wembanyama

«C’est une situation dont j’ai eu la chance de pouvoir m’extraire, j’ai la chance de ne plus vivre ces problèmes. Ce sont des inégalités systémiques et des problèmes tellement profonds», a insisté le joueur avant de conclure. «Je suis content que les lycéens et les jeunes en général se fassent entendre. Je les entends et je les soutiens. J’espère que les gens tout là-haut en feront de même.»

Gressier défend les valeurs de «travail et d’effort»

Avant Wembanyama, d’autres grands noms du sport français s’étaient positionnés par rapport à la mobilisation. Le champion du monde du 10.000 mètres Jimmy Gressier avait condamné les débordements et dégradations, avouant son incompréhension face à certaines revendications se déroulant dans un climat de violences. «Le travail n’est pas une injustice. L’effort n’est pas une oppression. Et la violence ne sera jamais une revendication», avait expliqué l’athlète.

Riner au soutien des lycéens, pas des violences

Puis, ce fut au tour de Teddy Riner, de s’exprimer. Le judoka avait aussi regretté les actions violentes et la destruction du matériel des lycées mais avait appelé à soutenir les revendications en mettant en garde contre tout excès d’amalgame selon lui : «Je refuse qu’on fasse le procès de toute une génération.»