Acculé de toutes parts, Gianni Infantino aurait sollicité l’aide de Donald Trump pour rester en poste selon des médias américains, ce que le cabinet du président américain dément. Mais le Telegraph assure que ce dernier pourrait aider son «ami Gianni».
Passer la publicité Passer la publicitéPlus que jamais isolé dans la tempête, Gianni Infantino se tournerait vers Donald Trump pour chercher du soutien, et sauver sa tête par la même occasion. Ainsi que le révèle le New York Post, ce lundi, le président de la Fifa aurait sollicité un entretien téléphonique avec l’administration du président des États-Unis ce midi. Une sollicitation confirmée par un reporter de la BBC, assurant que le patron du foot mondial chercherait «du soutien autour de sa présidence de la Fifa».
Le patron de l’organisation internationale aurait ainsi cherché auprès des États-Unis une forme de «soutien public» dans le déversement de critiques autour de son projet mercantile et de sa présidence. «Il voulait prouver que le football pouvait être une source de soft power pour les États-Unis, mais on sait tous que c’était pour garder son poste», aurait glissé une source au New York Post.
Passer la publicitéLe tabloïd américain, réputé proche du 47e président des USA, assurerait par ailleurs que Trump ignorerait les «appels à l’aide» désespérés d’Infantino depuis que ce dernier a enterré son projet de société commerciale dans la nuit de vendredi à samedi. Lors d’une conférence de presse la semaine passée, Trump avait d’ailleurs sèchement évacué d’un «non» une éventuelle concertation avec l’Italo-suisse au sujet du projet de Fifa Forward Entreprise, où le financier américain Joshua Kushner, frère du gendre du président, était impliqué, dans une ouverture au capital de l’ordre de 4,2 milliards de dollars.
Le Secrétariat d’Etat américain dément tout contact
Lâché par le président américain, le patron de la Fifa, se sentant «isolé», aurait alors décidé de tenter sa chance auprès du Secrétaire d’Etat Marco Rubio. «Marco Rubio n’a aucun rendez-vous ni appel de prévu avec Gianni Infantino», a rétorqué le Secrétaire général adjoint Dylan Johnson sur X, intimant au passage au New York Post de «vérifier ses sources» voire de «simplement demander». Un coup de fil démenti également démenti plus tard pour la Fifa.
Mais la Maison Blanche ne serait pas tout à fait insensible à la chute d’Infantino, poussé à la démission de toutes parts. Ainsi, Trump n’aurait pas tout à fait renoncé à sauver celui qu’il a souvent appelé «mon ami Gianni». Le président américain va «faire tout son possible pour empêcher Gianni Infantino d’être renversé», assure le très sérieux Telegraph, citant des sources établies à la «White House».
Trump n’aurait pas renoncé à aider Infantino
«Trump est devenu admirateur d’Infantino après qu’il a pu aider les Etats-Unis à accueillir la “plus belle Coupe du monde de l’histoire” et il aimerait le voir survivre à cette crise», indique le quotidien britannique. Main dans la main depuis bientôt neuf mois, de la remise du controversé «Prix de la Paix» Fifa à la levée de la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun, les deux hommes ont fait fructifier leur relation. «Je suis certain que le Président va tout faire pour l’aider», promet ainsi cette source au Telegraph.
Alors, à quoi joue l’administration Trump ? Car dans le même temps, le patron de l’organisation internationale voit la contestation grandir de jour en jour, avec des départs dans ses rangs, comme son plus proche conseiller américain, aux incitations à la démission. Après l’UEFA, en tête de la contestation depuis les révélations du projet controversé mardi dernier, des fédérations influentes du foot mondial, comme celles de l’Angleterre ou de l’Allemagne ont manifesté leur opposition au patron de la Fifa.
Passer la publicitéCelle du Pays de Galles a même été plus loin, retirant officiellement son soutien à Infantino dans l’optique d’une candidature à sa réélection. Ce que la puissante Fédération anglaise (FA) devrait faire, rapporte The Athletic . Plus que jamais isolé, l’intéressé pourrait faire rendre des comptes à l’occasion de la convocation d’une réunion d’urgence de l’instance.