Reuters affirme que des discussions existent entre les trois confédérations pour faire tomber l’actuel président de la Fifa via une motion de censure.

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Les trois confédérations de l’UEFA (Europe), AFC (Asie) et Concacaf (Amérique du Nord, l’Amérique centrale et les Caraïbes) vont-elles tenter de faire chuter Gianni Infantino dans la tourmente depuis son projet avorté d’investisseurs privés à la Fifa ? Cette hypothèse est avancée par l’agence Reuters qui affirme que les trois entités discutent d’un vote de défiance afin d’obtenir les voix nécessaires pour renverser l’actuelle présidence.

En marge de la Supercoupe d’Europe qui avait opposé le Paris SG à Aston Villa le 12 août, des rumeurs évoquaient déjà des discussions entre les dirigeants de ces trois confédérations et la possibilité d’une révolution institutionnelle qui devra toutefois réunir d’autres soutiens pour passer.

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« Il n’y a pas d’issue », a déclaré une source sous couvert d’anonymat à Reuters alors que Gianni Infantino envisage de se représenter l’an prochain pour un nouveau mandat. « Soit il choisit la voie pacifique et décide de ne pas se représenter en mars, soit il choisit la voie de la force », a ajouté cette personne, faisant référence à cette motion de censure.

Un Congrès extarordinaire convoqué si...

Le Conseil de la FIFA peut convoquer un Congrès extraordinaire à tout moment, et il est tenu de le faire si au moins un cinquième des 211 associations membres de la FIFA soumet une demande écrite précisant les points qu’elles souhaitent voir inscrits à l’ordre du jour. Un congrès extraordinaire doit alors être convoqué dans un délai de trois mois, chaque association participante disposant d’une voix. Les statuts de la FIFA ne contiennent aucune disposition spécifique relative à une motion de censure contre son président.

L’UEFA et la Concacaf ne confirment pas

L’UEFA n’a pas commenté directement la question de savoir si un vote de défiance était envisagé, renvoyant plutôt Reuters à sa déclaration antérieure selon laquelle un examen de la direction et de la gouvernance de la FIFA devrait être « approfondi et fondamental » et qu’« aucune option ne devrait être exclue ».

La Concacaf a fait de même, en renvoyant l’agence à une autre déclaration conjointe antérieure avec l’UEFA et l’AFC. Dans celle-ci, les trois institutions accusent la direction de la FIFA d’une grave rupture de confiance. Quant à l’AFC, elle n’a pas répondu à une demande de commentaires pour le moment.

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Infantino compte toujours des soutiens

Mais la partie est loin d’être joué d’avance pour les frondeurs. Aucun candidat ne s’est publiquement manifesté avant la date limite de dépôt des candidatures, fixée au 18 novembre, et Infantino conserve le soutien d’une partie des membres de la FIFA. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a déclaré la semaine dernière qu’Infantino continuait de bénéficier du soutien de l’Afrique et que son avenir devrait être décidé par les membres de la FIFA lors de l’élection.