Le Times révèle désormais que les fédérations du Vieux Continent, hostiles à Gianni Infantino, réfléchiraient à boycotter les prochaines réunions de la Fifa en guise de protestation.
Passer la publicité Passer la publicitéAprès s’être accordées «à l’unanimité» sur un boycott des compétitions mondiales en cas de poursuite du plan de société commerciale de la Fifa, depuis abandonné par Gianni Infantino, certaines nations membres de l’UEFA réfléchiraient à tout simplement boycotter l’institution dès à présent.
Selon les dernières informations du Times, à l’origine des révélations sur le projet de Fifa Forward Entreprise de Gianni Infantino il y a une semaine, les opposants au président de l’instance souhaiteraient tout mettre en œuvre pour «paralyser la Fifa». Parmi les actions, envisagées en cas de maintien au pouvoir et candidature à une réélection de l’Italo-suisse en mars prochain, la perspective d’un «boycott de la gouvernance de la Fifa» prend de l’ampleur. En d’autres termes, les fédérations opposées au pouvoir pratiqueraient la politique de la chaise vide aux réunions de l’instance basée à Zurich.
Passer la publicitéPlus critiqué que jamais, Infantino est poussé à la démission de toutes parts, alors que les lettres de fédérations actant le retrait de leur soutien envers une candidature à sa réélection, à l’image de celle du Pays de Galles, risquent de se multiplier. «Tout le monde est déterminé à avancer désormais, il n’y aura plus de pas en arrière», assure une source au quotidien britannique.
En tête de la contestation avec la Concacaf et la Confédération asiatique (AFC), l’UEFA aurait même été plus loin, brandissant la menace de compétitions parallèles, pour s’émanciper de la tutelle de la Fifa. Ainsi, un projet de Ligue des nations mondiale, selon le schéma de la Ligue des nations européennes, imaginée par Michel Platini à une époque où Infantino était le secrétaire général de l’instance, pourrait être créé.
L’UEFA intensifie sa pression de jour en jour sur le dirigeant italo-suisse, qui a reçu ce week-end une lettre de l’instance lui intimant de «conserver toutes les preuves» de son projet controversé de société commerciale, «sous peine de poursuites judiciaires.»
