Le sulfureux patron de la Fifa, Gianni Infantino, n’a plus la confiance de la fédération galloise, qui a retiré son soutien à sa réélection, lundi, après le projet de vente de parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés. La fédération anglaise s’apprête à faire de même.

Passer la publicité Passer la publicitéLa fédération galloise de football est devenue la première association membre de la Fifa à retirer son soutien au président Gianni Infantino dans la course pour sa réélection, a-t-elle annoncé lundi, quelques jours après le retrait du projet controversé de la Fédération internationale de s'ouvrir à des investisseurs privés pour vendre une part de la Coupe du monde.

Dans un communiqué, la fédération galloise explique le retrait de ce soutien par «les défaillances en termes de bonne gouvernance, de processus, et de leadership» d'Infantino, pour l'instant seul candidat déclaré à sa réélection à la tête de l'instance mondiale du foot en mars 2027 pour un mandat de quatre ans.

Passer la publicité«Les défaillances en termes de bonne gouvernance, de processus, et de leadership (...) nous mettent dans une position où M. Infantino a perdu la confiance de la fédération galloise de rester à la barre du football mondial», a détaillé la fédération dans son communiqué. «Ne pas faire passer l’intérêt du football avant tout est un échec que nous ne pouvons pas accepter», a ajouté l’instance galloise.

L’UEFA en tête de file face à Gianni Infantino

Selon The Telegraph, la Fédération anglaise (FA) est sur le point d’envoyer le même courrier, dans lequel elle devrait affirmer le retrait de son soutien à Infantino. Ce revirement de situation intervient après une levée de boucliers de plusieurs confédérations continentales, dont l’UEFA, qui a menacé d’un boycott si le patron de la Fifa ne retirait pas le projet d’investisseurs privés. Malgré l’abandon temporaire de cette manœuvre inédite, Infantino est désormais tourmenté par cette dernière fantaisie.

Samedi, l’UEFA a vertement critiqué Infantino, l’accusant d’avoir renié ses engagements avec ce «projet miteux, opaque et fomenté en coulisse». Elle a affirmé qu’il avait «perdu la confiance» de l’instance comme «de nombreux autres membres de la famille du football». L’instance européenne, en tête de la fronde face au président de la Fifa, a même menacé d’engager des poursuites judiciaires, dimanche.

Infantino est pour l’instant le seul candidat déclaré à sa réélection à la tête de l’instance mondiale du foot. Le scrutin se déroulera en mars 2027 à Rabat pour un mandat de quatre ans.