Alors que sa gouvernance est vivement contestée, Gianni Infantino assure vouloir soutenir «le plus haut niveau de financement supplémentaire» possible pour les 211 fédérations membres, sans toutefois s’engager sur un montant.

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Le patron de la Fifa Gianni Infantino, dont la gouvernance est vivement contestée, assure consentir à une meilleure redistribution des ressources de l'instance aux 211 fédérations membres, mais sans «préjuger du montant», dans une lettre aux présidents des six confédérations que l'AFP a consultée lundi.

Dans ce courrier à l'attention de ceux qui sont également ses vice-présidents, avec en copie les membres du Conseil de la Fifa, M. Infantino a répondu à la demande formulée, il y a dix jours par Aleksander Ceferin, le président de l'UEFA, et Victor Montagliani, celui de la Concacaf, de verser «au moins 10 millions de dollars» à chacune des 211 fédérations membres, en puisant dans les réserves de la Fifa estimées selon eux à «environ 6 milliards de dollars».

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Il a affirmé que leur requête serait étudiée lors du prochain Conseil de la Fifa le 15 octobre. Et pour cela, il les a invités à «transmettre au Secrétaire Général (Mattias Grafström) les modèles financiers, hypothèses et informations à l'appui» afin de «les vérifier auprès des commissions compétentes de la Fifa, conformément aux statuts et aux règlements de l'instance».

M. Infantino s'est de fait refusé à «préjuger du montant» de la redistribution. «Tant que l'évaluation et les approbations nécessaires ne seront pas complètes, aucun chiffre préliminaire ne pourra être considéré comme un engagement approuvé envers les associations membres», a-t-il argué.

«Un chiffre unique peut lancer la discussion, mais ne saurait suffire à définir une politique globale»

«Je soutiendrai le plus haut niveau de financement supplémentaire pouvant être délivré de manière responsable à travers le processus de bonne gouvernance de la Fifa, appliqué de manière équitable et soutenu par des mécanismes transparents», a encore assuré M. Infantino. «L'ambition est bienvenue. Les preuves financières, la gouvernance et la mise en oeuvre doivent désormais l'étayer. Un chiffre unique peut lancer la discussion, mais ne saurait suffire à définir une politique globale», a insisté le dirigeant italo-libano-suisse.

La réunion du Conseil de la Fifa le 15 octobre sera la première depuis le projet avorté d'ouverture de la Coupe du monde à des investisseurs privés, mené sans concertation par Gianni Infantino.

«La récente proposition commerciale, désormais retirée, visait à permettre à la Fifa d'investir davantage dans le football - et non à remplacer un soutien qui pourrait être fourni de manière responsable à partir des ressources existantes», a tenu à répéter le patron de l'instance mondiale. Toujours est-il que son initiative a secoué le monde du football et fragilisé sa gouvernance, avec plusieurs appels à sa démission.

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La semaine passée Gianni Infantino a proposé «une consultation» des fédérations afin de réformer le fonctionnement de l'instance, dans une lettre aux 211 fédérations membres, promettant d'examiner les propositions lors du Conseil du 15 octobre, qui ne manquera donc pas d'enjeux.

En attendant, il demeure le seul candidat à sa propre succession à la tête de la Fifa, dont l'élection est prévue en mars 2027, la date limite pour le dépôt des candidatures d'autres prétendants étant fixée au 18 novembre.