La légende du football portugais s’est payé le patron de la Fifa dans une lettre ouverte publiée par le Daily Mail, mercredi. Une déclaration qui intervient alors que de nombreux soutiens ont tourné le dos à Gianni Infantino.
Passer la publicité Passer la publicitéAlors que l’UEFA incite désormais Gianni Infantino à renoncer à son poste de président de la Fifa, Luis Figo, conseiller membre de la confédération européenne, est monté au créneau pour vivement critiquer le sulfureux Italo-suisse, plus que jamais sur la sellette après avoir mis sur la table son projet de vente de parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés, dont des proches de Donald Trump.
«Je pourrais écrire 10 000 mots sur les problèmes de la FIFA. Mais la solution tient en trois mots : Infantino doit partir», a débuté Luis Figo, qui réclame donc la démission du président de la Fifa, par l’intermédiaire d’une lettre au Daily Mail .
«Infantino a déshonoré la fonction de président de la FIFA qu’il avait promis de rehausser. Il a menti, trompé et cherché à s’enrichir personnellement au détriment du football qu’il est censé servir (..) Il est trop tard pour sauver sa dignité, mais il n’est pas trop tard pour sauver le football. Il devrait partir. Maintenant», écrit le Ballon d’Or 2000 ce mercredi.
Infantino ciblé de toute part
Luis Figo a notamment dénoncé le projet d’Infantino de vente de la Coupe du monde à des investisseurs privés, «(ses) copains de Washington», a écrit le Portugais, qui a partagé sa tribune avec le hashtag «#Infantinout» sur X. «Si l’idée était si bonne, pourquoi ne pas en avoir informé vos membres lorsque vous les aviez tous réunis dans une même salle, avant la finale de la Coupe du monde?», s’est interrogé Figo.
Lâché par de nombreux proches au sein même de l’état-major de la Fifa, Gianni Infantino tente actuellement de sauver son poste et ses soutiens, alors que les élections pour la présidence de la Fifa doivent se tenir en mars 2027 à Rabat, au Maroc. Infantino est pour l’instant le seul candidat à sa réélection. Luis Figo n’est pas le seul à critiquer vivement les actions du sulfureux dirigeant.
Mardi, c’est Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial à la Fifa, qui s’est montré critique après avoir «appris l’existence de ce projet dans la presse». Plus tôt, ce sont les fédérations néerlandaises, anglaises et galloises qui se sont désolidarisées du patron de l’instance mondiale.
