Le président de la Fifa, qui a convoqué une réunion de crise à Rabat, aurait promis au Maroc l’organisation de la finale de la prochaine Coupe du monde en échange d’un soutien affirmé.
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Gianni Infantino joue son va-tout. Plus que jamais fragilisé à la présidence de la Fédération internationale de football, le dirigeant italo-suisse a convoqué sa garde rapprochée à une réunion de crise ce mercredi matin à Rabat. L’occasion pour lui de promettre au Maroc l’organisation de la finale de la Coupe du monde 2030, que le pays maghrébin se dispute avec l’Espagne, qui espère de son côté l’accueillir au stade Santiago-Bernabéu de Madrid.
Selon les nouvelles révélations du Times, Infantino - épaulé par le Maroc depuis son élection en 2016 - réclame désormais un soutien public de la Fédération Royale marocaine de football, dirigée par Fouzi Lekjaa, en échange de la tenue de la finale du prochain Mondial. Celle-ci se déroulerait alors dans le nouveau stade Hassan II de Casablanca (115.000 places), dont la construction doit s’achever d’ici décembre 2027.
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Le silence de l’Arabie saoudite
Lâché ces dernières heures par plusieurs de ses collaborateurs dont Arsène Wenger, le président de la Fifa n’a, pour l’heure, pas l’intention de démissionner et tente plutôt de persuader plusieurs pays de «publier des déclarations de soutien, mais l’Arabie saoudite, qui compte depuis de nombreuses années parmi ses plus fervents soutiens et a été désignée comme pays hôte de la Coupe du monde 2034, s’est distinguée par son silence», détaille le Times.
Un silence qui «inquiéterait» le patron du football mondial, retranché dans son luxueux bureau à Rabat. La ville où se tiendra le prochain congrès de la Fifa en mars 2027 qui élira son prochain président pour les quatre prochaines années. Sans opposition pour le moment, Infantino brigue un quatrième mandat tandis que «les dirigeants de l’UEFA, de la CONCACAF et de la Confédération asiatique de football souhaitent son départ immédiat», rappellent le quotidien britannique ce mercredi soir.
Les «légendes de la Fifa» sollicitées
Son puissant bateau tangue mais l’Italo-suisse garderait le cap tant bien que mal pendant que ses conseillers encore fidèles tenteraient par ailleurs d’obtenir un soutien public des «légendes de la Fifa», un groupe d’anciens joueurs internationaux rémunérés pour participer à des événements de l’organisation du football mondial. Une chose est sûre, l’avis favorable ne viendra pas du Portugais Luis Figo qui a appelé Infantino à «partir maintenant» pour «sauver le football» à défaut de «sauver sa dignité».
Si départ précipité il y avait, ou si l’actuel président de la Fifa perdait l’élection en mars prochain, sa promesse faite au Maroc concernant la finale de la prochaine Coupe du monde 2030 pourrait inévitablement être débattue, voire annulée au profit de l’Espagne.
