Rafael Jodar est la révélation de cette saison. Hors du top 100 en début d’année 2026, le voici 15e mondial, avec déjà de belles performances à son tableau de chasse. Champion à l’ATP 250 de Marrakech, demi‐finaliste à Barcelone, en quart de finale à Madrid, Rome et Roland‐Garros, puis finaliste récemment à Washington, l’Espagnol fait déjà preuve de constance à seulement 19 ans.
Un premier cru très remarqué par les spécialistes qui lui entrevoient un bel avenir, comme Rennae Stubbs. Si Alex Corretja n’a pas tari d’éloge pour son compatriote, il émet une réserve pour le Madrilène.
Sur les ondes de la Cadena SER, l’ancien numéro deux mondial avance que Jodar est encore en pleine croissance, son corps pourrait donc bien coincer physiquement avec l’enchaînement des matchs. Une composante qu’il pourra travailler à la fin de saison, comme ce fut le cas de son aîné Carlos Alcaraz, devenu une bête physique, après l’année de son éclosion.
« Même s’il est en très bonne condition physique, il n’a que 19 ans et il est encore en pleine croissance. Le fait qu’il dispose d’une marge de progression énorme pour tenir le coup sur tous les tournois et ne pas y arriver comme lors de cette finale, où l’on voyait qu’il lui restait peu d’énergie, n’aide pas. Il ne fait aucun doute qu’il a encore un corps d’adolescent, c’est comme ça. Il a peu de temps pour se reposer, s’entraîner et renforcer son corps, surtout sa force. Il faut que sa musculature tienne le coup pour qu’il ne subisse aucune blessure. Il atteint une limite très élevée et doit être très bien préparé ».
