Plusieurs centaines d’anciens joueurs ont lancé une procédure contre les instances dirigeantes internationales, après avoir souffert des conséquences neurologiques des commotions à répétition.

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La procédure judiciaire collective menée par plusieurs centaines d'anciens joueurs contre World Rugby et les fédérations anglaise et galloise en raison de maladies neurologiques attribuées à des commotions peut donner lieu à un procès, a décidé vendredi un juge britannique. Les plaignants estiment que ces instances n'ont pas pris de mesures ou ne les ont pas informés des risques de lésions cérébrales en raison des multiples chocs dans le rugby, alors qu'elles disposaient des connaissances et des ressources nécessaires.

Parmi les plaignants figurent l'ancien capitaine du pays de Galles Ryan Jones, l'ex-international gallois Alix Popham, et les Anglais champions du monde 2003 Steve Thompson, Mark Regan et Phil Vickery. Ils affirment souffrir d'un ensemble de troubles neurologiques, telles que la démence précoce et l'encéphalopathie traumatique chronique (ETC), en raison de coups répétés, en particulier les commotions cérébrales. Les trois instances nient toute faute et contestent les recours en justice.

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En juillet, la procédure a été fragilisée car les avocats des plaignants n'ont pas respecté une décision imposant de divulguer tous les documents disponibles relatifs à leurs tests neurologiques, concernant 95% des joueurs. Ceux-ci ont depuis changé de cabinet d'avocats. Le juge David Cook a déclaré qu'il avait décidé «avec quelques hésitations» que les procédures devaient aller jusqu'au procès, à une date non connue, sous réserve de «conditions» qui seront déterminées lors d'une audience ultérieure.

«Étant donné la vulnérabilité de nombre de ces demandeurs, il est possible de considérer qu'ils ne devraient pas être punis pour les fautes de leur représentant légal», a-t-il ajouté. Il a estimé que l'affaire présente un «intérêt public allant au-delà des demandes individuelles». Plusieurs études ont pointé le lien entre ces chocs à répétition et l'apparition de maladies neurodégénératives, pouvant causer une démence précoce, des pertes de mémoire, et à terme une perte totale de l'autonomie.