PORTRAIT - Depuis quelques mois, le basket américain féminin atteint une popularité inédite. Elle le doit à plusieurs excellentes joueuses blanches, qui suscitent des jalousies aux ressorts raciaux.

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« Privilège blanc. » À peine sortie du terrain dont elle vient d’être exclue pour avoir quasiment arraché la tête et le bras de son adversaire qui s’apprêtait à marquer un panier près du cercle, la basketteuse noire américaine aux mèches blondes DiJonai Carrington a envoyé ce message à la terre entière, via le réseau social Threads, le dimanche 9 août, pour protester contre la sanction prise à son encontre par les arbitres du match opposant son équipe du Sky de Chicago au Fever d’Indiana. Sous-entendu : elle a été punie pour complaire à sa victime, Sophie Cunningham. Une vraie blonde, elle. Et blanche.

Réaction honteuse tant la faute était flagrante et dangereuse, mais révélatrice de l’atmosphère tendue qui règne depuis quelques mois dans la prestigieuse Ligue américaine de basket féminin (WNBA). Plus précisément depuis que sa popularité est montée en flèche, au point que la compétition est désormais diffusée sur la télévision nationale. Raison ? Grâce à des joueuses comme Breanna…