Le double mixte français s’est qualifié pour la finale ce samedi. Une grande première dans l’histoire de la discipline en France qu’ils savouraient.
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Que ressentez-vous après cette victoire, synonyme de première finale mondiale ?
Delphine Delrue : Je suis tellement heureuse d’avoir gagné. Après la perte du premier set sur mon service faute, j’avoue que je m’en suis voulu longtemps. Il a fallu repartir et après, on a joué un niveau de jeu incroyable. On ne les a pas lâchés et franchement, je pense qu’on avait la pression parce qu’il y a Alex qui joue juste après. On voulait être les premiers, donc on est trop contents.
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Thom Gicquel : C’est ouf ! On est super heureux. On avait déjà eu le bronze l’année dernière. On en voulait plus cette année. On savait qu’on en était capables. Après, effectivement, la perte du premier set, c’était un peu dur parce que je me suis dit : «Merde, ça va être chaud. Il va falloir aller puiser profondément dans notre énergie, dans nos ressources mentales pour revenir.» Et c’est ce qu’on a réussi à faire. On a été résilients et quand ça passe, on est super heureux.
Racontez-nous le début du troisième set, où vous menez 12-0…
D. D. : J’étais tellement stressée à 12-0. Déjà, j’avais fait 12 services d’affilée ou un truc comme ça. J’avais la main qui tremblait, je ne savais plus quoi faire (rires). Mais en même temps, ça marchait, donc il fallait continuer à leur mettre la pression. On savait qu’à un moment donné, ils allaient mieux jouer, ils n’allaient plus avoir trop de pression. Donc on a eu un petit trou après, mais je pense qu’on est quand même bien restés focus.
T. G. : Mais même s’il y avait du stress, on ne leur a pas donné des points faciles. Comme on aurait pu le faire dans le passé, je pense qu’on a été quand même assez calmes. On les a fait travailler, ils ont dû smasher longtemps pour marquer des points. Et ça, eux, ça leur fait plus mal que si tu fais des fautes au service ou en retour. Alors que là, en ayant une minute de point à chaque fois, eux savaient que ça allait craquer à un moment donné.
Avez-vous beaucoup douté après la perte du premier set ?
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D. D. : Je ne crois pas avoir douté. J’étais plus énervée que dans le doute, mais c’est sûr que ce sont des moments, quand on perd un set serré alors qu’on pense le gagner, où on a du mal à passer à autre chose. Mais là, je trouve qu’on a bien réagi dès le début du deuxième.
T. G. : C’est plus simple quand on le prépare avant. On en avait parlé avec notre préparatrice mentale. Et on l’avait vécu sur certains tournois cette année, on avait identifié qu’on avait du mal après un premier set frustrant. Souvent, on prenait une petite série qui nous faisait encore plus mal et là, on s’est vraiment rappelés d’être concentrés dès 0-0, que le match allait être encore long. Donc là aussi, on a été bon.
Comment allez-vous aborder la finale face à des numéros 1 mondiaux que vous ‘navez jamais battus ?
D. D. : On va déjà se reposer, essayer de voir ce qui a un peu pêché la dernière fois qu’on les a joués. Ça va être une finale de Championnats du monde. Ça va être tout nouveau pour nous, donc il va falloir vraiment bien se préparer, être focus sur nous et pas trop sur eux, parce que si on joue comme on l’a fait aujourd’hui, on peut gagner.
T. G. : Je pense que la clé, ça va être pareil, d’être résilient. On peut parler tactique, mais ça va être une finale de Championnats du monde. Ce sont toujours des matchs hyper intenses. Je pense que c’est là où on a fait la différence aujourd’hui, on a été plus costaud mentalement et ça va être la clé dimanche.
