Alors que certains favoris ne verront pas les demi-finales du 100m dos, les deux meilleurs Français, eux, seront au rendez-vous. Encore plus ambitieux.

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Yohann Ndoye-Brouard n’a pas commis deux fois la même erreur. Éliminé dès les séries du 200m dos en raison de la concurrence hexagonale et de la règle n’autorisant que deux nageurs par nation en demi-finales, le capitaine des Bleus a, ce samedi matin, facilement validé son billet pour les demi-finales du 100m dos. «Je termine premier de ma série, c’est bien, je suis content», s’est réjoui le champion d’Europe à Rome en 2022 sur le 200m dos et qui rêve de s’offrir une nouvelle couronne continentale sur la distance inférieure ce week-end au Centre aquatique olympique de Saint-Denis. «Le temps est pas mal (53’’05, 4e meilleur chrono au total). Je me suis senti plutôt bien, donc c’est positif.»

Dans la série suivante, Mewen Tomac, lui, a cassé la barrière des 53 secondes en 52’’94, soit le deuxième meilleur temps des séries derrière le Grec Apostolos Christou (52’’73). «Franchement, c’était pas mal», a confié le Normand. «Je pense que j’étais vraiment bien sur le premier 50 et je craque un peu à la fin. Il faudra que je règle ça pour les demi-finales, afin que j’arrive un peu plus frais sur les dix derniers mètres. Mais je suis content. Moins de 53 secondes le matin, c’est très bien.» En revanche, Nathan Muratory n’est pas parvenu à réitérer son exploit du 200m dos, lorsqu’il avait signé le record du monde junior en séries pour s’inviter dans le Top 16 européen. Ce samedi matin, il a dû se contenter du 22e temps en 54’’19.

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Deux favoris en moins

Au-delà de cette bataille franco-française, les séries du 100m dos ont été fatales à un sérieux candidat pour l’or, le Russe Kliment Kolesnikov, victime comme Ndoye-Brouard sur le 200m dos de la concurrence en interne chez les Russes puisqu’il a signé le 6e meilleur temps des séries, mais seulement le troisième des athlètes neutres. Parallèlement, un autre favori, le Hongrois Hubert Kos, a renoncé à prendre part à cette distance pour se concentrer à la fois sur le 200m 4 nages et sur sa finale du 200m papillon ce soir à 18h30 face à son ami Léon Marchand. Une bonne nouvelle, forcément, pour Ndoye-Brouard : «Il y a toujours des surprises sur ces séries du matin. Je n’avais pas vu qu’Hubert Kos n’était pas parti, il a décidé de privilégier le 200m 4 nages. Il y aura des absents importants, à moi de tirer mon épingle du jeu.»