En dépit d’un programme réduit pour ménager son adducteur droit, le quadruple champion olympique visera, à Paris, un premier titre européen en carrière.
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« Je suis capable de me mentir assez fort pour y croire. » Le 1er août, à Vichy, où était organisé le dernier stage de préparation en vue des championnats d’Europe - qui se déroulent au Centre aquatique olympique (CAO) de Saint-Denis jusqu’au 16 août -, Léon Marchand avait lâché cette formule, digne de la méthode Coué. Avec un petit sourire las qui en disait long sur son réel état d’esprit. Touchée à l’adducteur droit depuis les championnats de France, à Saint-Étienne, fin juin, la tête de gondole de la natation française se savait lancée dans un contre-la-montre dont il ne maîtrisait pas toutes les données. Surtout, il n’ignorait rien de l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête.
D’autant plus que ce maudit pectiné droit ne l’a pas lâché depuis, troublant ses séances d’entraînement en le privant de brasse, tout en hantant ses nuits. À tel point que dimanche, au moment de venir commenter sa décision de renoncer à ses deux distances fétiches des 200 et 400 m 4 nages, Marchand…
