Vainqueur impérial du 200m papillon ce samedi à Saint-Denis en 1’51’’72, le quadruple champion olympique ne cachait pas sa satisfaction après la course.

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Vous n’êtes pas loin de votre temps des Jeux de Paris. Comment avez-vous vécu cette finale  ?

Léon Marchand : J’ai passé un super moment. Déjà, j’étais connecté avec Hubert (Kos), mon partenaire d’entraînement. Il y avait une ambiance de dingue dans la piscine. C’était cool.

Hubert Kos vous a poussé dans vos retranchements lors des 100 premiers mètres…

Oui, grave. Je sais qu’il part très vite. Je le vois tous les jours à l’entraînement, donc je le connais un peu. On fait une belle course et c’était cool de pouvoir faire une finale internationale avec lui. Puis le temps est vraiment bon. Je suis super content.

Votre fin de course était beaucoup mieux maîtrisée que la veille en demi-finales…

Oui, les derniers 50 étaient vraiment bien pour le coup. Je trouve que ce sont les meilleurs derniers 50 que j’ai faits depuis bien longtemps, mais ça veut aussi dire que j’aurais peut-être pu partir plus vite. Donc, il y a du bon, et il y a du mauvais. Après, je verrai sur les analyses de course, etc. Le plus important, c’était de gagner ce soir mon premier titre européen.

Que représente ce premier titre européen justement à vos yeux ?

J’en suis hyper fier, surtout de le faire ici à Paris. C’était effectivement ce qui manquait. Je suis hyper content, surtout de m’être accroché ces dernières semaines pour venir et faire ce que je pouvais sur le papillon, sur le crawl. Donc je suis assez fier de moi.

Qu’est-ce que ça fait de vivre une Marseillaise en France a cappella comme ça ?

C’est trop beau. On m’a posé la question en me disant que j’avais l’habitude, mais je n’ai pas du tout l’habitude. C’était incroyable. J’ai vécu encore un moment incroyable. Toute la piscine résonnait. C’est un des moments forts dont je vais me rappeler. Tout mon corps résonnait, des orteils jusqu’aux oreilles. Déjà, pendant la course, c’était assez incroyable. Il y avait une énergie qui était assez dingue. J’ai ressenti beaucoup de frissons et d’énergie.

Vous disiez que vous auriez pu peut-être partir plus vite. Pensiez-vous au record du monde ?

Non, le record du monde n’était pas possible ici. J’ai fait le maximum ce soir. Déjà, je ne pensais pas pouvoir repasser sous les 1’52’’. Mon 1’51’’2 date des JO, c’était lors d’une course contre un recordman du monde, donc forcément, je ne peux pas vraiment comparer. Et surtout, avec les dernières semaines que j’ai vécues, ce 1’51’’7, j’en suis fier.

Des 400, je n’en ai aussi pas fait beaucoup, y compris en compétition régionale ou départementale

Léon Marchand

L’annonce de la retraite de Florent Manaudou juste avant votre course a-t-elle rendu ce moment plus particulier encore ?

Je pense que l’énergie dont je parlais, elle est venue aussi de ça, de ce que Flo’ nous a faits juste avant ma course. C’était beau. J’ai eu les frissons aussi, beaucoup d’émotion et juste très fier de voir ce qu’il est devenu et ce qu’il a apporté à la natation.

Comment allez-vous appréhender le 400m nage libre qui vous attend ce dimanche ?

Je vais essayer de passer en finale. Ça va être déjà un gros défi pour moi, je pense. C’est la première fois que je fais un 400 crawl en compétition internationale. Je n’en ai aussi pas fait beaucoup, y compris en compétition régionale ou départementale (rires). Donc c’est vraiment un des premiers. Le gros défi, c’est de passer en finale et après, on verra ce qui se passe.

Vous avez l’habitude du 400m quatre nages, est-ce pareil ?

Ça n’a rien à voir (rires). Après, je pense qu’au niveau de la douleur, c’est à peu près la même chose. Mais au niveau de la stratégie de course, je ne m’y connais vraiment pas beaucoup. Il y a surtout des gros concurrents à aller chercher, donc ça va être cool.