Les séries du 200m dos ont offert une démonstration de l’excellence française, avec un record du monde junior à la clé et une grosse surprise.

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Récital en dos majeur. Tout le monde connaissait l’exceptionnelle densité de l’équipe de France dans cette discipline. Les séries du 200m dos ce mardi matin au Centre aquatique olympique de Saint-Denis en ont fait la plus belle démonstration. Imaginez donc que Yohann Ndoye-Brouard, médaillé de bronze il y a un an sur la distance lors des Championnats du monde de Singapour, a été éliminé en signant le… 5e meilleur chrono en 1’55’’91. Sauf que la règle impose seulement deux nageurs par nation en demi-finales et le champion d’Europe en 2022 a été devancé par Mewen Tomac, parti lors de la série d’après avec son record personnel à la clé en 1’55’’14, et par un Nathan Muratory stratosphérique…

À seulement 18 ans, le champion d’Europe junior sur ce 200m dos a tout donné, sans le moindre calcul. Pour toucher le mur au bout de quatre longueurs en 1’54’’87, record du monde junior battu. Une performance incroyable pour le Toulousain, qui dispute sa première grande compétition internationale et qui peut rêver d’un podium. L’histoire aurait-elle été différente si Ndoye-Brouard avait disputé la dernière série plutôt que la deuxième, donc en ayant connaissance des prouesses de ses camarades ? Avec des si, on mettrait le Centre aquatique olympique en bouteille. Toujours est-il que la France dispose, avec le tandem Tomac-Muratory, de deux sérieux clients pour titiller le favori hongrois, Hubert Kos.

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Retour sur terre pour Roman Fuchs

Les lendemains de médaille et d’exploit ne sont jamais simples. D’autant plus quand vous vous attaquez à une distance qui n’est pas votre tasse de thé. Ainsi, après avoir signé un dernier relais «monstrueux», selon les propres termes de Léon Marchand, pour permettre à la France d’arracher la médaille d’argent sur le 4x200m nage libre lundi soir, Roman Fuchs a logiquement subi un contrecoup au moment des séries du 100m nage libre. Incapable de véritablement accélérer sur le second 50 mètres, il a terminé en 49’’81, loin, très loin d’une place en demi-finales. Mais pour le nageur de 28 ans, l’important était à la fois hier, avec ce bonheur partagé du relais, et encore à venir, jeudi, avec le 200m nage libre qu’il abordera avec plus d’ambition, et de chance de réussir.

Seule Française en lice en individuel lors de cette matinée après le forfait de Marie Wattel pour se préserver pour sa finale du 100m nage libre en fin d’après-midi (18h42), Albane Cachot, elle, a fait étalage d’une communicative joie de vivre après avoir signé le 8e temps des séries du 50m papillon en 26’’06, soit à deux petits centièmes de son record personnel. A 19 ans, même si le chemin jusqu’à la finale s’annonce escarpé au prochain tour, elle poursuit son apprentissage avec bonheur.